50 Cent

©Abaca, RW/Mediapunch
Curtis James Jackson III, de son vrai nom, connaît une enfance bien tumultueuse. Souffrant déjà d'un père absent, il perd sa mère à 8 ans, assassinée sans doute en raison de ses activités de trafiquante de drogues. Alors élevé par ses grands-parents, l'adolescent suit malgré tout le même chemin de la délinquance... Arrêté à plusieurs reprises au milieu des années 1990, il finit toutefois par abandonner le marché du crack, aussi lucratif soit-il, pour se tourner vers le rap.

En 1996, celui qui se fera bientôt appeler 50 Cent rencontre un certain Jam Master Jay, du célèbre groupe Run-D.M.C.. Le rappeur émérite devient son mentor, l'introduisant à l'univers des studios d'enregistrement, lui apprenant à "compter les mesures, écrire des refrains, une structure de chanson", se souvient l'apprenti lors d'une interview pour BBC News Online. C'est toutefois auprès d'autres qu'il va signer : grâce à la paire de producteurs Trackmasters, à qui l'on doit quelques grands succès commerciaux notamment signés Nas ou Jay-Z, le jeune homme obtient un contrat chez Columbia.

50 Cent enregistre alors trois premiers singles : Your Life's on the Line, Thug Love (en featuring avec Destiny's Child) et How to Rob. Déjà le rappeur-gangster se fait remarquer... Mais alors que le label s'apprête à sortir son album, la star montante est victime d'une fusillade le 24 mai 2000. Criblé de neuf balles alors qu'il stationnait devant la maison de sa grand-mère dans son quartier d'enfance, le jeune homme d'à peine 25 ans en réchappe de justesse. Touché principalement dans les jambes, mais aussi sur la main et dans la joue, il mettra des semaines à s'en remettre. Or le miraculé ne se laisse pas abattre et voit l'expérience comme un signe du destin, se satisfaisant même de sa blessure faciale qui lui donne une articulation singulière : "Me faire tirer dessus a complètement réparer mon instrument" dira-t-il selon le magazine Rolling Stone.

Il est néanmoins une répercussion face à laquelle 50 Cent ne peut rien : compte-tenu du contexte ultra-violent dans lequel son poulain est impliqué, Columbia décide de s'en séparer et d'enterrer au passage son opus pourtant déjà en boîte. Intitulé "Power of the Dollar", ce dernier connaîtra tout de même un certain succès sur le marché noir. Le rappeur se lance alors dans l'enregistrement de mixtapes, notamment auprès de son équipe du G-Unit qu'il a déjà formé avec ses amis d'enfance Tony Yayo et Lloyd Banks. La violence de ses textes, contrairement à nombreux de ses confrères, lui l'a réellement vécue. Aussi, couplée d'une certaine agilité de la rime, sa street cred va-t-elle l'aider à se démarquer sur la scène hip-hop de la côte Est. Il ne tarde en effet pas à se faire remarquer par Eminem et son célèbre mentor, Dr. Dre.

Les deux le signent sur Shady Records et Aftermath Entertainment. Son premier vrai album diffusé dans le commerce, "Get Rich or Die Tryin'", est en 2003 un succès phénoménal. Porté par des hits comme Wanksta et In Da Club, l'opus s'écoule à plus de 6 millions d'exemplaires en quelques mois et 50 Cent est propulsé au rang des stars internationales.

Depuis, le rappeur diffuse minutieusement un album tous les deux ans. "The Massacre" suit ainsi en 2005, faisant encore un énorme carton notamment grâce au single Candy Shop qui tourne en boucle sur toutes les stations radios et chaînes de télévision. Les ...
autres, "Curtis" en 2007 puis "Before I Self Destruct" en 2009, ne rencontrent pas autant de succès mais n'empêchent pas le gangster devenu millionnaire de faire fructifier son business.

Devenu un véritable homme d'affaires, 50 Cent fonde son label, intitulé G-Unit, sa propre marque de vêtements, aussi intitulée G-Unit, son jeu vidéo, "50 Cent : Bullet Proof" paru sur la Playstation 2 en 2005, et même sa saveur de Vitaminwater, marque de boisson dont il est à la fois ambassadeur et investisseur. Aussi se hisse-t-il en seconde position, derrière Jay-Z, sur la liste des "Hip Hop Cash Kings" établie par le magazine Forbes, avec une fortune estimée à 32 millions de dollars en 2007.

Le rappeur se lance également dans le cinéma, avec un film semi-autobiographique d'abord, "Réussir ou mourir" (ainsi titré d'après l'opus qui l'a fait connaître du grand public), réalisé par Jim Sheridan en 2005. S'en suit une série de petits rôles et quelques têtes d'affiche pour des films qui ne sortiront toutefois qu'en DVD, comme "Streets of Blood" (2009) de Charles Winkler et "Gun" (2010) de Jesse Terrero. En 2013, 50 Cent obtient un rôle plus conséquent aux côtés de Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger dans "Évasion" (2013) de Mikael Håfström. Après un caméo dans le "Spy" (2015) de Paul Feig, il tourne également avec Jake Gyllenhaal et Forest Whitaker pour "La rage au ventre" (2015) d'Antoine Fuqua.

Alors que des rumeurs l'annoncent par ailleurs dans une suite d'une fameux "Predator" de Schwarzenegger réalisée par Shane Black, 50 Cent ne perd pas de vue sa carrière musicale pour autant. En 2014, il revenait sur les devants de la scène hip-hop avec l'album "Animal Ambition", diffusé pour la première fois sur son propre label. Avec seulement 124 000 ventes enregistrées à la fin de l'année aux Etats-Unis, ce dernier est toutefois un échec. Peut-être se rattrapera-t-il avec un autre opus intitulé "Street King Immortal", annoncé déjà il y a quelques années mais dont la date de sortie ne cesse d'être repoussée... ?

Discographie :

- : Street King Immortal
2014 : Animal Ambition
2009 : Before I Self Destruct
2007 : Curtis
2005 : The Massacre
2003 : Get Rich or Die Tryin'
2000 : Power of the Dollar

Filmographie :

2017-2014 : Power (Série TV)
2015 : Artsnight (Série TV)
2015 : La rage au ventre, d'Antoine Guqua
2015 : Spy, de Paul Feig
2014 : The Prince, de Brian A. Miller
2013 : Évasion, de Mikael Håfström
2013 : Suspect, de Scott Walker
2013 : Robot Chicken (Série TV)
2012 : Fire with Fire - Vengeance par le feu, de David Barrett
2012 : Unités d'Elite, de Jessy Terrero
2012 : The Finder (Série TV)
2011 : Braqueurs, de Mike Gunther
2011 : Blood Out, de Jason Hewitt
2011 : All Things Fall Apart, de Mario Van Peebles
2010 : Gun, de Jessy Terrero
2010 : Crossfire, de Brian A. Miller
2010 : 13, de Géla Babluani
2010 : Twelve, de Joel Schumacher
2009 : Before I Self Destruct, de 50 Cent
2009 : Dead Man Running, d'Alex De Rakoff
2009 : Entourage (Série TV)
2009 : Streets of Blood, de Charles Winkler
2008 : La loi et l'ordre, de Jon Avnet
2006 : Les soldats du désert, d'Irwin Winkler
2006 : Jack's Law, de Gil Medina
2005 : Réussir ou mourir, de Jim Sheridan

Récompense :

2010 : Grammy Award de la Meilleure performance rap en duo ou en groupe, partagé avec Dr. Dre et Eminem pour Crack a Bottle

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