Baptiste Lecaplain

©Abaca, Wyters Alban
C'est l'histoire d'un mec qui avait peur de son ombre et qui est parvenu à rentrer dans la lumière. D'une timidité maladive et victime de bégaiements, il communique difficilement avec les autres sauf lorsqu'il s'agit de sport et surtout de basket. Pendant treize ans, Baptiste s'accroche au panier, mais voyant qu'il ne grandissait pas et qu'il fréquentait plus souvent les bancs de touche que le terrain de jeu, il se tourne vers une fac d'anglais et prend des cours de suédois sans trop savoir vers quelle voie se tourner. Sa timidité remonte à la surface et le fait quitter l'université et ses passages devant le tableau qu'il redoutait tant.
Lui qui a de l'énergie à revendre et un penchant pour les blagues, se tourne vers l'animation. Animateur pour enfants à Levallois-Perret en 2006, à 20 ans passés, il part six mois à Marrakech pour amuser la galerie, avec toujours au fond de sa tête, l'envie, un jour, de toucher un plus large public avec son humour absurde. Le déclic, il l'aura à son retour en France. Alors qu'il se trouve devant son poste de télévision, il tombe sur le sketch du blond de Gad Elmaleh sur la scène du Festival Juste pour rire de Montréal et se dit que c'est le moment pour lui de suivre les traces de son mentor.
Autodidacte jusqu'au bout du stylo, Baptiste Lecaplain quitte la Manche pour rejoindre la capitale dans le but de faire son premier one-man show. Se produisant au début dans des scènes ouvertes et des battle de hip-hop où il n'y avait pas l'ombre d'un humoriste, il prend petit à petit la confiance, testant auprès de différents publics son humour absurde, son débit galopant et son jeu de scène multivitaminé dans la lignée de son idole, l'humoriste anglais Eddie Izzard.
Voilà comment, aidé par le metteur en scène et manageur Aslem Smida, le trublion monte sur la scène du Théâtre Le Bout - une salle de moins de 100 places qui a vu naître également Bérengère Krief - pour se taper l'affiche. Dans "Baptiste se tape l'affiche", un spectacle semi-autobiographique qu'il jouera pendant six ans et le modifiera notamment lorsque Gad Elmaleh dira de lui qu'il est "le meilleur de sa génération", il créé un univers digressif dans lequel des animaux - notamment Gigi le poulpe - prennent vie.
Passé par la scène du Bataclan pour neuf représentations en 2012, le roi de l'improvisation à la gymnastique corporelle bluffante joue en première partie de son ami humoriste Kheiron avant de rejoindre d'autres acolytes, Arnaud Tsamère et Jérémy Ferrari, tous deux révélés dans On ne demande ...
qu'à en rire, pour "La Tournée du trio" (2013-2014), un spectacle mixant leur humour, tantôt noir, tantôt absurde.
À cette époque, Baptiste Lecaplain a gagné en visibilité avec la mini-série "Bref" pensée par son ami Kyan Khojandi, qui lui a confié le rôle du colocataire en 2011. L'année suivante, les portes du cinéma se sont ouvertes à lui avec la comédie chorale "Nous York" avec Manu Payet et Géraldine Nakache. Prenant goût à ses parenthèses à l'écran, il joue son spectacle partout en France tout en gardant un oeil ouvert sur des opportunités au cinéma. Deux se présentent à lui en 2014 : le premier rôle de "Libre et assoupi", première réalisation de Benjamin Guedj où il est l'oisif Sébastien, puis "Le Beau Monde", avec deux graines d'acteurs, Ana Girardot et Bastien Bouillon.
Tout s'accélère ensuite pour le comique, qui, tout en préparant son deuxième spectacle, "Origines", s'affiche dans l'émission d'Arthur "Vendredi tout est permis", double un gladiateur dans "Astérix : Le Domaine des dieux" et collabore avec le Palmashow.
En 2015, c'est le Petit-Montparnasse qui lui met le pied à l'étrier pour Origines, dans lequel il revient avec humour sur son passé, de ses problèmes de communication à ses débuts sur scène. Une drôle de façon de faire pour un deuxième spectacle. Décidément, Baptiste Lecaplain ne fait jamais comme tout le monde.
Une tournée nationale s'en suit ainsi que deux nouveaux rôles au cinéma : il est étudiant en droit dans "Dieumerci !" et donne la réplique à Florence Foresti et Dominique Pinon dans "La Folle Histoire de Max et Léon" de Jonathan Barré du Palmashow. Une folle histoire : un titre qui pourrait résumer la carrière de ce gamin autodidacte de Mortain devenu humoriste et acteur.
Filmographie :
2016 : Les Ex, de Maurice Bathélémy
2016 : La Folle Histoire de Max et Léon, de Jonathan Barré
2016 : DieuMerci !, de Lucien Jean-Baptiste
2015 : Les Dissociés, de Suricate
2014 : Astérix - Le Domaine des Dieux, de Louis Clichy (Film d'animation)
2013 : Le Beau Monde, de Julie Lopes Curval
2013 : Libre et assoupi, de Benjamin Guedj
2013 : Hero Corp (Série TV)
2011 : Bref (Série TV)
2011 : Nous York, de Géraldine Nakache et Hervé Mimran
2009 : Strictement Platonique (Série TV)
Récompenses :
2011 : Prix du jury SalvadOr du Festival d'humour de Saint-Gervais
2009 : Prix spécial du jury des Estivales du Rire de Dinard
2009 : Prix du public au Festival Juste pour Rire de Nantes
2009 : Prix du public au festival de Tournon-sur-Rhône
2008 : Prix du public au festival de Mâcon
2008 : Prix du public au Festival de Villeneuve-sur-Lot

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