Fatoumata Diawara

©BestImage, BORDE-JACOVIDES
Fatoumata Diawara, ou "Fatou" pour les intimes, voit le jour en Côte d'Ivoire en 1982, où elle passe sa tendre enfance et danse déjà dans la troupe de son père. Mais voilà qu'à peine ses 10 bougies soufflées, la gamine quitte le foyer parental - d'origine malienne - pour rejoindre une tante à Bamako. C'est là qu'elle découvre les plateaux de cinéma : en accompagnant cette dernière, actrice, sur le tournage de "Taafe Fanga" ("Pouvoir de pagne"), elle se fait remarquer par le réalisateur Adama Drabo. Lequel lui permet alors de faire ses premiers pas devant la caméra en lui confiant une petite réplique dans son film.

De là tout s'enchaîne : Cheikh Oumar Sissoko la choisit trois ans plus tard pour incarner l'un des rôles principaux de sa "Genèse", qui se voit nommée au Festival de Cannes dans le cadre de la sélection Un certain regard. Soit une porte qui s'ouvre pour la jeune femme qui, à 18 ans, fait ses bagages pour Paris où elle se lance sur les planches dans une adaptation du célèbre "Antigone" aux Théâtre des Bouffes du Nord. Si elle effectue un bref retour au Mali, pour figurer en tête d'affiche de "Sia, le rêve du python" (2002) de Dani Kouyaté, qui rencontre un grand succès en Afrique, Fatoumata Diawara se voit ensuite offrir une place dans la célèbre compagnie de théâtre de rue Royal de Luxe. Une opportunité qu'elle ne peut décliner, alors qu'elle subit justement une pression familiale pour abandonner sa carrière et fonder une famille...

Loin de vouloir "se ranger", elle va, au sein de la troupe, parcourir le globe pendant près de six ans. C'est d'ailleurs dans ce cadre qu'elle se met à chanter, envoûtant les spectateurs même s'ils ne comprennent mot de ses paroles en bambara. Bientôt lancée en solo dans quelques clubs parisiens, la jeune femme se fait remarquer par le musicien et producteur malien Cheikh Tidiane Seck, qui l'incite à rentrer au pays pour enregistrer les choeurs sur les albums "Red Earth" (2007) de Dee Dee Bridgewater et "Seya" (2009) d'Oumou Sangaré. Après avoir accompagné ces artistes en tournée, Fatoumata Diawara remet le cap vers l'Hexagone, où elle est engagée par ...
Michel Ocelot pour incarner l'un des rôles-titres de sa comédie musicale "Kirikou et Karaba" (2007-2008), adaptée des célèbres films d'animation du réalisateur. Elle prêtera d'ailleurs bientôt sa voix à une autre de ses oeuvres cinématographiques animées, "Les contes de la nuit" (2011).

En parallèle la Malienne travaille au lancement de sa carrière de chanteuse. Elle se forme à la guitare acoustique, écrit et compose elle-même douze titres pour diffuser finalement en 2011 son premier album, simplement intitulé "Fatou". Rencontrant un certain succès avec celui-ci, et notamment le single Bissa, que ce soit en France ou même outre-Manche, la chanteuse enchaîne depuis les participations à divers projets musicaux, comme le collectif Africa Express fondé par Damon Albarn ou l'album "The Imagine Project" (2010) de Herbie Hancock. Par ailleurs, alors que la musique profane se voit interdite dans certaines régions de son pays, aux mains des jihadistes, Fatoumata Diawara appelle quelque quarante chanteurs et musiciens compatriotes, comme Oumou Sangaré, Amadou & Mariam, ou encore Tiken Jah Fakoly - Ivoirien, certes, mais ayant passé beaucoup de temps à Bamako - à unir leurs forces. Ainsi naît le supergroupe Voices United for Mali, qui publie en 2013 un message de paix intitulé Mali-ko.

C'est depuis davantage dans les salles obscures que les spectateurs ont pu entendre la voix de la chanteuse et actrice. Le réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako la met en effet en lumière en 2014 dans son fameux "Timbuktu", acclamé de toute part, primé notamment à Cannes et d'autant plus aux César. Deux ans plus tard, Fatoumata Diawara se retrouve au coeur du documentaire "Mali Blues", signé Lutz Gregor. Nul doute qu'elle ressurgira toutefois sur la scène musicale en 2017, ayant notamment participé au prochain album de Matthieu Chedid, le projet franco-malien dénommé "LAMOMALI".

Discographie :

2011 : Fatou

Filmographie :

2016 : Mali Blues, de Lutz Gregor (Documentaire)
2014 : Timbuktu, d'Abderrahmane Sissako
2011 : Les Contes de la nuit, de Michel Ocelot (Film d'animation)
2010 : Ni brune ni blonde, d'Abderrahmane Sissako
2010 : Encourage, d'Eleonora Campanella
2006 : Il va pleuvoir sur Conakry, de Cheick Fantamady Camara
2002 : Sia, le rêve du python, de Dani Kouyaté
1999 : La Genèse, de Cheikh Oumar Sissoko
1996 : Taafe Fanga, d'Adama Drabo

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Fatou
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