Jerry Lewis

©Abaca, Shooting Star/DDP USA/ABACA
Né Joseph Levitch, Jerry Lewis naît dans un environnement artistique et n'aura de cesse de cultiver un humour particulier, entre le clown de cirque et l'humour juif, inspiré du vaudeville qui bouscule les codes comiques de l'époque et lui permet d'offrir un style unique à son public. Reconnaissable entre tous, Jerry Lewis a ainsi fait rire plusieurs générations, devenant une figure familière auprès des Américains, mais également à l'international où il est également très apprécié.

C'est au travers du spectacle de stand-up qu'il gagne ses premiers galons d'humoriste, en faisant équipe avec une autre future pointure du genre : le crooner Dean Martin, dont il sera toujours indissocié. Le duo emblématique que forme les deux hommes remporte un franc succès et leur permet de s'imposer peu à peu dans le monde du cinéma. On pourrait comparer le tandem comique au clown de l'Auguste et le clown blanc, le drôle et le sérieux. Dean avait ce charme charismatique, le chant était son champ de prédilection à l'instar de Frank Sinatra et Jerry était plus cartoonesque, grimaçant et changeant sa voix au fil des sketchs.

Jerry Lewis avoue des décennies plus tard que le duo devait inévitablement se séparer (1946-1956), car il était au centre de l'attention et Dean Martin était largement sous-estimé. En effet, Jerry écrivait, mettait en scène et endossait le rôle du comique, faisait couler de l'encre chez les journalistes et était de fait plus facile à remarquer qu'un chanteur aussi talentueux soit-il. Jerry et Dean se serrent la main pour la dernière fois sans pour autant se détester, en 1956, après dix ans de succès télévisés et de films.

En solo, Jerry Lewis ne manque pas moins d'énergie et tourne à tour de bras : "Le Zinzin d'Hollywood" (1961), "Docteur Jerry et Mister Love" (1963) et passe très fréquemment derrière la caméra. Cependant les années 1970 ne sont pas bonnes pour l'humoriste qui voit ses blagues user la patience du public qui a envie d'autre chose.

Il se tient alors à l'écart de l'industrie mais revient néanmoins dans les années 1980. "Au boulot Jerry" (1980), "T'es fou Jerry" (1983) marque son retour dans son registre mais il participe également à des films d'une teneur plus sérieuse comme "La Valse des pantins" (1982) de Martin Scorsese où il joue Jerry Langford que l'on peut apparenter à son propre rôle, harcelé par un comique qui veut absolument percer à la télévision (Robert de Niro). Encore plus inattendu, il joue dans "Arizona Dream" (1992), comédie dramatique indé et poétique dans lequel il interprète Leo Sweetie sous la direction d'Emir Kusturica aux côtés de Johnny Depp, Juliette Lewis et Vincent Gallo.

Cet entertaineur de haut rang a également eu l'occasion d'animer la prestigieuse cérémonie des Oscars en 1957 et peut désormais se féliciter d'avoir reçu un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière, de la part de cette même académie. Infatigable, il tient en 2013, le rôle principal de "Max Rose", un drame réalisé par Daniel Noah qui met en scène les tourments d'un pianiste de jazz dans sa quête de la vérité. Présenté hors-compétition au 66e Festival de Cannes, le film permet à Jerry Lewis de se rappeler au souvenir de ses fans, pour leur plus grand plaisir.

Le comique Michel Leeb a toujours cultivé sa ressemblance avec le monstre sacré de l'humour en reprenant son sketch fameux de la machine ...
à écrire, numéro physique et véritable morceau de musique écrit par Leroy Anderson, "La Machine à écrire".

Jerry Lewis est également depuis des décennies, l'ambassadeur du Téléthon outre-Atlantique. Lui-même de santé fragile, son métier épuisant l'a mené vers des crises cardiaques ou à être maintes fois opéré. La santé des plus jeunes a toujours été sa préoccupation. Il créé le premier Téléthon à l'échelon national en 1966 et le baptise "Jerry Lewis MDA Telethon". Dean Martin fera d'ailleurs une apparition surprise à l'une de ces éditions, alors que les deux compères ne s'étaient plus vus depuis vingt ans.

Chez Thierry Ardisson en 2004, l'acteur revient sur l'un des pires épisodes de sa vie. Après avoir fait une chute terrible en 1964 pendant qu'il travaillait, Jerry Lewis voit sa colonne vertébrale atteinte et manque de devenir paraplégique. Accro aux antidouleurs et aux pilules pendant des années, il perd pied, devient toxicomane et souffre toujours. C'est un jour qu'il essaie de mettre fin à ses jours lorsque sa fille le surprend, sauvé par le hasard, il trouve le temps de dire à son enfant avec la légèreté qu'on lui connaît... qu'il répétait un show.

Filmographie :

2016 : Le Casse, d'Alex et Benjamin Brewer
2013 : Max Rose, de Daniel Noah
2008 : The Nutty Professor (Téléfilm)
2007 : New York, unité spéciale (Série TV)
1995 : Les Drôles de Blackpool (Funny bones)
1995 : Jerry Lewis Stars Across America (Téléfilm)
1993 : Arizona Dream, d'Emir Kusturica
1990 : Super Force (Super Force) (Série TV)
1987 : Fight for Life (Téléfilm)
1984 : Par où t'es rentré ? On t'a pas vu sortir, de Philippe Clair
1984 : Retenez-moi... ou je fais un malheur !, de Michel Gérard
1983 : La Valse des pantins (The King of Comedy), de Martin Scorsese
1982 : Slapstick (Of Another Kind), de Steven Paul
1967 : Te casse pas la tête Jerry, de Jerry Paris
1966 : Tiens bon la rampe, Jerry, de Gordon Douglas
1966 : Un monde fou, fou, fou, fou, de Stanley Kramer
1965 : Ligne rouge 7000, d'Howard Hawks
1965 : Boeing Boeing, de John Rich
1964 : Jerry chez les cinoques, de Frank Tashlin
1963 : Docteur Jerry et Mister Love, de Jerry Lewis
1963 : Un chef de rayon explosif, de Frank Tashlin
1962 : L'Increvable Jerry, de Frank Tashlin
1961 : Le Tombeur de ces dames
1961 : Le Zinzin d'Hollywood
1960 : Mince de planète, de Norman Taurog
1960 : Le Dingue du Palace
1960 : Cendrillon aux grands pieds, de Frank Tashlin
1959 : Tiens bon la barre matelot, de Norman Taurog
1958 : Trois bébés sur les bras, de Frank Tashlin
1958 : Le Kid en kimono, de Frank Tashlin
1957 : Le Délinquant involontaire, de Don McGuire
1957 : P'tite tête de troufion, de George Marshall
1956 : Un vrai cinglé de cinéma, de Frank Tashlin
1955 : Un pitre au pensionnat, de Norman Taurog
1955 : Artistes et Modèles, de Frank Tashlin
1954 : C'est pas une vie, Jerry, de Norman Taurog
1954 : Le clown est roi, de Joseph Pevney
1953 : Fais-moi peur, de Myron Mertz
1953 : Amour, Délices et Golf, de Norman Taurog
1953 : Un galop du diable, de George Marshall
1952 : La Polka des marins, d'Hal Walker
1952 : Parachutiste malgré lui, de Norman Taurog
1952 : En route vers Bali, d'Hal Walker
1952 : Le Cabotin et son compère, de Norman Taurog
1951 : Bon sang ne peut mentir , d'Hal Walker
1950 : Le Soldat récalcitrant, d'Hal Walker
1949 : Ma bonne amie Irma, de George Marshall

Récompenses :

2009 : Oscar d'honneur
1999 : Lion d'or d'honneur de la Mostra de Venise

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