Michèle Alliot-Marie

©Abaca

À ce bagage scolaire viennent s'ajouter un Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), un Certificat de droit et d'économie des pays d'Afrique, ainsi qu'une maîtrise d'ethnologie.

Alors étudiante en droit, elle se lie d'amitié avec son professeur, Michel Alliot, directeur de cabinet du ministre de l'Education nationale Edgar Faure, et ils se marient en 1971 malgré leurs vingt-deux ans d'écart. À ses côtés, elle côtoie le petit monde de la politique et se fraie une place de conseillère technique auprès d'Edgar Faure en 1972.

À l'instar de son père, Michèle-Alliot Marie s'ancre politiquement sur le territoire du Pays basque, et plus particulièrement dans le village de Ciboure, où elle occupe les fonctions de conseillère municipale en 1983, avant de rejoindre son père à la mairie de Biarritz, toujours en qualité de conseillère municipale.

Jusqu'aux élections municipales de 1991, le père et la fille oeuvrent côte à côte, puis direction Saint-Jean-de-Luz pour Michèle-Alliot Marie, élue maire de la commune en 1995 et ce jusqu'à son entrée au gouvernement en 2002.

Figure du courant gaulliste, elle se partage entre les chiraquiens et les balladuriens, d'abord comme secrétaire d'État chargée de l'enseignement auprès du ministre de l'Éducation nationale (1986-1988), ensuite en tant que ministre de la Jeunesse et des Sports (1993-1995).

Alors non reconduite dans le gouvernement Juppé lors de la victoire de Jacques Chirac en 1995, elle agit au sein de plusieurs postes du RPR, jusqu'à présider le parti (1999 -2002), auto-dissous dans l'UMP en 2002.

2002 est une année charnière dans la carrière politique de Michèle-Alliot Marie puisqu'elle marque son entrée au gouvernement Jean-Pierre Raffarin I en tant ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Première femme à accéder à ces fonctions en France, elle est reconduite à ce poste pendant cinq ans.

Avant de soutenir le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, elle tend un moment à se présenter à l'élection présidentielle de 2007, créant même son propre mouvement politique, qu'elle intitule Le Chêne.

Son ascension politique se poursuit en 2007 dans un autre ministère régalien, celui de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales. De nouveau la première femme à accéder à ce poste, elle conserve ses fonctions jusqu'en 2009, après des projets menés entre autres contre la violence des supporters dans les stades de football.

Ministre d'État, garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés (2009-2010), elle obtient ensuite un portefeuille d'envergure, celui des Affaires étrangères et européennes (2010-2011), cumulant désormais successivement quatre ministères régaliens.

Mais des révélations au sujet de ses vacances de fin d'année 2010 en Tunisie - pays ravagé par les manifestations contre le président Ben Ali - la poussent à démissionner du gouvernement le 27 février 2011.

En juin 2012, Michèle-Alliot Marie perd son siège de député de la 6ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Fin janvier 2014, alors tête de liste pour la circonscription Sud-Ouest, elle décroche le poste de députée européenne UMP.

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