The Who

©Getty Images

Avant de devenir le groupe iconique des années 1960 que l'on connaît, précurseur du mouvement punk en Angleterre et acteur de la British Invasion aux Etats-Unis, les Who sont passés par de longs moments d'errance, d'échecs et de quête identitaire.

Tout a commencé au collège d'art d'Ealing, lorsque Pete Townshend rencontre John Entwistle. Ensemble, les deux musiciens - banjo et guitare pour Pete et cor d'harmonie pour John - créent le groupe de jazz dixieland The Confederates. John intègre ensuite le groupe de Roger Daltrey, The Detours, pour lequel il joue de la basse, avant que Pete ne le rejoigne à la guitare rythmique. Le groupe compte également trois autres membres : Gabby Connolly, Colin Dawson et Doug Sandom.

Un soir de 1963, les Detours font la première partie du groupe Kidd and the Pirates. A la suite du show, Connolly et Dawson sont évincés de la formation musicale, suivi de Doug Sandom. Plus que deux, John et Pete prennent à cette époque le nom de The Who, un autre groupe américain à succès portant déjà le nom de The Detours. Les futurs Who se consacrent au rhytm and blues, rejoint en 1964 par le batteur Keith Moon.

L'identité du groupe se dessine peu à peu, optant pour un jeu de scène davantage théâtrale et volcanique, dans la mouvance de la personnalité de Keith Moon, ancien batteur très expansif du groupe The Beachcombers.

Sous l'influence du manager Peter Meaden, The Who se rebaptise The High Numbers en avril 1964, en référence au mouvement en vogue à l'époque : le Mods. Le groupe se compose à l'époque de Pete Townshend à la guitare, Roger Daltrey au chant, John Entwistle à la basse, et enfin Keith Moon à la batterie. Ils enregistrent leur premier 45 tours, I'm The Face/Zoot suit, mais rencontre un premier échec.

Il faudra patienter jusqu'en octobre 1964 pour que le groupe trouve réellement sa voie et son identité musicale. Repérés par les cinéastes Kit Lambert et Chris Stamp, ces derniers leur proposent de faire un film sur leur percée difficile dans le milieu du rock. Des changements s'opèrent alors - Kit Lambert devient notamment leur producteur - et le groupe reprend le nom de The Who. C'est à cette époque également que la destruction de guitares et de batteries deviennent leur nouveau rituel sur scène. Une habitude née d'un accident lors d'un concert donné à Railway Hotel, où Pete Rownshend avait cassé sa guitare et ravivé la foule en délire.

Le groupe déploie peu à peu ses ailes et se fait rapidement surnommer "The Godfathers of Punk" ("les Parrains du Punk"), adulé pour son énergie scénique et sa puissance sonore mais aussi ses textes profonds composés par Pete Townshend. Il commence par écrire Call Me Lightning et I Can't Explain, premier tube du groupe (8ème place des charts anglais), qui affiche pour la première fois son logo en noir et blanc avec le windmill de Pete.

Un autre tube sort dans la foulée en 1965. Baptisé My Generation, il s'impose rapidement comme un hymne de rébellion auquel la jeunesse anglaise s'identifie. Malgré le succès de leur premier album, My Generation, le groupe peine à se faire connaître aux Etats-Unis. Il signe alors en janvier 1966 avec le label Reaction Records, une branche du groupe Polydor. L'année suivante, ils conquièrent les Etats-Unis, notamment grâce à leur participation au Festival international de musique pop de Monterey et à leur venue dans l'émission The Smothers Brothers.

Constamment en quête de nouvelles sonorités, The Who s'essaie à l'effet larsen, au feedback ou encore au slutter, tout en gardant de la profondeur dans ses textes. Ils traitent notamment de la crise identitaire adolescente dans Substitute ou encore de l'homosexualité avec I'm a boy.

Les musiciens du groupe se démarqueront également avec leurs opéras-rocks, entre 1969 et 1973 (I Can See for Miles, Tommy, Quadrophenia) et l'utilisation du synthétiseur dès 1971 dans l'album Who's Next, premier album rock à contenir des pistes électroniques préprogrammées.

Entre 1974 et 1982 et à l'instar d'autres groupes de rock iconiques, The Who connait des tensions entre ses membres ainsi que des problèmes liés à l'alcool et à la drogue, une mauvaise passe ressentie dans The Who by Numbers (1975), un album sombre et personnel signé Pete Townshend.

La mort soudaine de Keith Moon en 1978, année où sort leur album expérimental Who Are You, entraîne petit à petit la dissolution du groupe par Pete Townshend en 1982.

Depuis, The Who s'est réuni de manière plus ou moins ponctuelle, avant sa reformation en 2002, année de la disparition du bassiste John Entwistle. Continuant de se produire en tournées internationales, les musiciens sortent même contre toute attente un album en 2006 baptisé Endless Wire.

Le groupe incorrigible s'est également produit en 2012 lors du Super Bowl XLIV à Miami et pendant la clôture des jeux olympiques de Londres. De fin 2014 à 2016, The Who, composé à présent de Pete Townshend et Roger Daltrey et d'autres musiciens (Pino Palladino à la basse, Zak Starkey à la batterie, Chris Stainton aux claviers, Simon Townshend aux choeurs et à la guitare) célèbre ses 50 ans en se produisant aux quatre coins du monde.

The Who prépare actuellement leur douzième album, en cours de réalisation depuis fin 2014.

Discographie :

2006 : Endless Wire
1982 : It's Hard
1981 : Face Dances
1978 : Who Are You
1975 : The Who by Numbers
1973 : Quadrophenia
1971 : Who's Next
1969 : Tommy
1967 : The Who Sell Out
1966 : A Quick One
1965 : My Generation

Récompenses :

2007 : Grammy Hall of Fame Award pour Who's Next
1999 : Grammy Hall of Fame Award pour My Generation
1998 : Grammy Hall of Fame Award pour Tommy

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