Billy Wilder

Billy Wilder©Getty Images, ullstein bild

Issu d'une famille juive, il entreprend rapidement des études pour parfaire sa passion pour l'écriture, et touche au droit avant de devenir journaliste pour un journal viennois. Peu à peu, il se découvre une vocation : raconter des histoires.
Il s'installe à Berlin et devient scénariste pour la Universum Film AG. Il signe "Les Hommes le dimanche" (1930) de Robert Siodmak et se voit couronné de succès. Dès lors, il enchaîne les projets jusqu'à ce qu'Hitler accède au pouvoir l'obligeant à fuir son pays.
Il part aux États-Unis en Californie où vit depuis peu son frère et, là-bas, rencontre Charles Brackett. Leur alliance donne naissance à plusieurs films : "La Huitième femme de Barbe-bleue" et "Ninotchka" pour Ernst Lubitsch (lui aussi exilé), ou "Boule de Feu" et "Si bemol et fa diese" pour Howards Hawks.
Après des négociations musclées avec la Paramount et le producteur Arthur Hornblow Jr., il met en scène "Uniformes et jupons courts" (1942), puis "Cinq Secrets du désert" (1943) et "Assurance sur la mort" (1944), co-écrit avec Raymond Chandler, qu'il scénarise et réalise comme tous les films qui suivront. Le cinéaste produit également certains de ses films, dont "Le Poison" (1945) récompensé par six Oscars.
À la suite de cela, il s'essaie à tous les genres avec un immense succès : la fable sociale avec "Le Gouffre aux chimères" (1952), la comédie avec "Certains l'aiment chaud"(1959) ou "La Garçonnière" (1960), mais aussi la politique avec "Un, deux, trois" (1961). Il tourne avec les plus grands : Marilyn Monroe dans "Sept ans de réflexion"(1955), Audrey Hepburn et Gary Cooper dans "Ariane" (1957), Dean Martin dans "Embrasse-moi idiot" (1964)... Mais "Certains l'aiment chaud" demeure le film de référence du réalisateur.
Billy Wilder ne se contente pas de satisfaire les studios avec des comédies simplistes et sans relief. Il incorpore au scénario une réflexion sur des sujets qui peuvent irriter l'Amérique puritaine, comme le travestissement, l'adultère ou même la corruption dans les hautes institutions américaines.
De renommée mondiale, il termine sa carrière avec des films tels que "La Vie privée de Sherlock Holmes" en 1970, "Avanti!" en 1972, "Fedora" en 1978 ... et enfin, le dernier, "Buddy Buddy" en 1981, l'année de sa retraite.
Le réalisateur rend son dernier souffle en Californie en 2002. L'épitaphe de sa tombe dit : "I'm a writer but then nobody's perfect", référence évidente à la réplique de fin de Certains l'aiment chaud.
Filmographie :
1981 : Victor la gaffe (Buddy Buddy)
1978 : Fedora
1974 : Spéciale Première (The Front Page)
1972 : Avanti!
1970 : La Vie privée de Sherlock Holmes (The Private Life of Sherlock Holmes)
1966 : La Grande Combine (The Fortune Cookie)
1964 : Embrasse-moi, idiot (Kiss Me, Stupid)
1963 : Irma la Douce
1961 : Un, deux, trois (One, Two, Three)
1960 : La Garçonnière (The Apartment)
1959 : Certains l'aiment chaud (Some Like It Hot)
1957 : Ariane (Love in the Afternoon)
1957 : L'Odyssée de Charles Lindbergh (The Spirit of Saint Louis) 13,14.
1957 : Témoin à charge (Witness for the Prosecution)
1955 : Sept ans de réflexion (The Seven Year Itch)
1954 : Sabrina
1953 : Stalag 17
1951 : Le Gouffre aux chimères (Ace in the Hole ou The Big Carnival)
1950 : Boulevard du crépuscule (Sunset Boulevard)
1948 : La Scandaleuse de Berlin (A Foreign Affair)
1947 : La Valse de l'empereur (The Emperor Waltz)
1945 : Death Mills
1945 : Le Poison (The Lost Weekend)
1944 : Assurance sur la mort (Double Indemnity)
1943 : Les Cinq Secrets du désert (Five Graves to Cairo)
1942 : Uniformes et jupons courts (The Major and the Minor)
1934 : Mauvaise Graine
Récompenses :
1995 : BAFTA de l'Academy Fellowship
1993 : Ours d'or d'honneur du Festival de Berlin
1988 : Irving G.Thalberg Memorial Award (Academy Awards)
1986 : Life achievement Award
1972 : Lion d'or du Festival de Venise pour l'ensemble de sa carrière
1961 : Oscar du meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scenario pour La Garçonnière
1960 : Etoile sur le Hollywood Walk of Fame
1955 : Golden Globe du meilleur scénario pour Sabrina
1951 : Golden Globe du meilleur scénario pour Sunset Blvd.
1951 : Oscar du meilleur scénario pour Sunset Blvd.
1946 : Oscar du meilleur réalisateur, meilleur scénario pour The Lost Weekend
1946 : Grand Prix du Jury du Festival de Cannes pour The Lost Weekend
 

Ses dernières news

Toutes ses news
5 bonnes raisons de tenter le cinéma en plein air
Marine de Guilhermier
18 juillet 2017

5 bonnes raisons de tenter le cinéma en plein air

18 juillet 2017
article
Kirk Douglas a 100 ans : retour sur sa carrière en 5 rôles culte
Marine de Guilhermier
09 décembre 2016

Kirk Douglas a 100 ans : retour sur sa ...

09 décembre 2016
article
Ben Affleck en négo pour adapter Agatha Christie
Marine de Guilhermier
22 août 2016

Ben Affleck en négo pour adapter Agatha Christie

22 août 2016
article
10 couples de cinéma qui se détestent dans la vie
Pauline Julien
12 août 2016

10 couples de cinéma qui se détestent dans la vie

12 août 2016
diaporama

Ses dernières vidéos

Toutes ses vidéos
Embrasse-moi, idiot - bande annonce - VO - (1964)
02:34

Embrasse-moi, idiot - bande annonce - VO - (1964)

Dino, un chanteur de charme sur le retour, ...
30 août 2017
Le Poison - bande annonce - VO - (1945)
02:06

Le Poison - bande annonce - VO - (1945)

Birnam devait partir en week-end avec son ...
02 septembre 2017

Ses derniers films

Tous ses films

Embrasse-moi, idiot

comédie
sortie le 14 mars 2018
Embrasse-moi, idiot

Uniformes et jupon court

comédie
sortie le 7 février 2018
Uniformes et jupon court

Assurance sur la mort

suspense
sortie le 31 janvier 2018
Assurance sur la mort

Le Poison

drame
sortie le 10 janvier 2018
Le Poison

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU