Bruno Coquatrix

Bruno Coquatrix

Né en 1910 dans une très modeste famille de Ronchin dans le Nord de la France, le petit Bruno perd son papa alors qu'il n'est encore qu'en bas âge. Sa mère éprouve des difficultés à faire vivre cette maigre famille mais en grandissant, Bruno atteint le lycée Pasteur et peut suivre des études. Passionné par la musique, le divertissement et les paillettes, il devient vite féru de jazz et est même saxophoniste dans un orchestre jusqu'à son service militaire.

Il commence sa carrière qui aura divers visages en tant qu'impresario, ancien terme pour agent de célébrités. Dans son écurie, on compte de jeunes visages comme celui de Lucienne Boyer, vedette des années 1930 qui a connu le succès avec la chanson "Parlez-moi d'amour". En plus de tirer les ficelles, il veut créer et se met alors à composer des chansons par centaines. "Clopin-Clopant" est resté comme un standard de la chanson française de l'époque. Il découvre la dynamique des nuits de Pigalle et s'improvise puis devient un professionnel de la direction de cabarets. Nous sommes déjà dans les années 1940 mais une jeune fille maigrelette et mal fagotée vient pourtant faire ses gammes dans l'un de ses établissements. La môme à la voix d'or qui répond au nom d'Edith Piaf connaît ses premières scènes grâce à Coquatrix, l'homme qui restera l'ami présent. La chanteuse qui deviendra par la suite l'icône absolue aura également reversé l'un de ses cachets de grand soir pour redresser, plus tard, les finances de l'Olympia.

Bruno Coquatrix aura été aux manettes de Bobino et d'autres théâtres jusqu'à ce qu'on lui parle d'un ancien ... music-hall à acquérir, l'Olympia. Coquatrix donne alors tout ce qu'il possède à ce moment-là pour monter cette salle. Il fait l'ouverture en 1954 avec Lucienne Delyle et un petit nouveau qui ne manque pas de tonus... Gilbert Bécaud.

Dès lors, les années Olympia-Coquatrix sont les années d'or pour Bruno, il devient l'ami des stars et fait défiler le beau monde du show business de l'époque, d'Edith Piaf aux Yéyés comme Johnny Hallyday, mais aussi des stars internationales comme les Beatles en 1957 et bien sûr les Stones. Des centaines et des centaines d'artistes auront pu voir leur nom hissé en lettres de néon rouge sur la façade de la salle de spectacle, parmi eux, des légendes jusqu'à Sinatra. Bruno Coquatrix est, pendant ces années, le principal soutien et une référence pour tellement de vedettes devenues stars comme Claude François, Dalida mais aussi des humoristes comme Coluche ou Jerry Lewis.

Avec son allure débonnaire, sa moustache et sa cigarette, il est le symbole de la bienveillance artistique, de l'agent rassurant. Il reste directeur générale de la salle qui lève son rideau 320 soirs par année, de 1954 à 1979.

Par la suite, sa fille Patricia et son neveu reprendront cette maison de spectacles qui deviendra alors une affaire familiale. Bruno Coquatrix meurt en 1979 après de longues années au service du music-hall. Son personnage apparaît même dans divers films : il est incarné par Jean-Paul Muel dans "La Môme" d'Olivier Dahan ou prochainement Patrick Timsit dans le biopic sur Dalida, qui ont pris un peu de poids pour incarner ce directeur de légende, fabricant de stars éternelles.

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