Féfé

Féfé©BestImage, CVS / Veeren
Dans la cité d'"incorrigibles gaulois" de Noisy-le-Sec en Seine-Saint-Denis où il grandit, Féfé baigne dans la culture hip-hop, se laissant aller avec les voisins du quartier à des battles de rap improvisées. Il compose même dans son coin au clavier et commence à faire des choeurs dans des petits groupes locaux. À la maison, son père, grand passionné de musique, fait souvent tourner la platine sur des rythmes de Bob Marley, Fela ou Michael Jackson. L'année de son septième anniversaire, il part pour un an direction l'Angleterre afin d'y apprendre la langue de Shakespeare. Il y découvre alors de nouveaux horizons musicaux comme le rap américain.

De retour en France, le jeune homme poursuit des études classiques avant de décrocher un baccalauréat scientifique. Ne sachant pas vraiment vers quelle profession se tourner, il choisit finalement de suivre des études de communication. Mais l'envie de faire de la musique ne l'a jamais quitté et trotte toujours dans sa tête, si bien qu'en 1993 il se décide à former le groupe OFX. Grâce au curé de sa paroisse, la formation, composée de Vicelow et de KLR, peut répéter gratuitement dans un local de la ville. Après un moment de dissolution, le trio se reforme finalement en 1996 et publie le maxi "Je N'ose y croire", produit par Féfé qui se fait à l'époque appeler Féniksi (écrit à l'origine PHNX).

Mais cette année-là, une rencontre va venir bouleverser tout ce petit monde. En effet, lorsque OFX croise la route de DJ Fun et qu'il lui fait à son tour rencontrer Explicit Samouraï, un groupe de Bagneux, les formations musicales vont se mélanger pour créer un melting-pot : le Saïan Supa Crew, finalement composé de Leeroy Kesiah et Specta d'Explicit Samouraï, Sly the Mic Buddah et Sir Samuël de Simple Spirit et du trio d'OFX. Créé en 1998, le collectif, qui a choisi son nom en référence aux supers Saïyens, ces personnages du manga "Dragon Ball", sort cette même année un premier maxi de cinq titres auto-produits, baptisé "Saïan Supa Land" et tiré à 1 000 exemplaires.

En 1999, lorsque KLR disparait dans un accident de voiture, le SSC se promet littéralement de tout déchirer dans le rap français. Les jeunes tiendront leur promesse, et même plus, puisqu'avec seulement trois albums sortis entre 1999 et 2005 ("KLR", "X Raisons", "Hold Up") dont une Victoire de la musique pour "X Raisons", le collectif va imposer ses couleurs musicales nourries à la bossa nova, au reggae et au zouk, à la France entière, qui se trémousse sur ces rythmes ensoleillés et découvre le beat box. On se souvient encore de son premier tube, le lancinant (et chaud bouillant) ...
Angela et son clip en noir et blanc. En parallèle, OFX sort deux maxi, "OVNI 2" (2002) puis "France" (2003) avant de se dissoudre.

En 2007, lorsque le groupe se sépare après le départ de Leeroy Kesiah, chacun part de son côté, poursuivre sa route dans la musique ou non. Féninski connait pour sa part une petite traversée du désert avant d'avoir un déclic pour la guitare. Car c'est finalement grâce à elle qu'il a tenu et qu'il s'est relevé. La guitare, Féfé la découvre sur le tard, lorsque Patrice, invité comme will.i.am et Camille sur le troisième album du Saïn, lui prête la sienne et lui apprend trois accords sur le tas. Quand il quitte le studio, il lui en fait cadeau, à lui d'en faire ce qu'il veut avec. Les mois défilent, les années même, et Féfé finit par se prendre au jeu et gratter quelques rythmes, puis quelques textes jusqu'à en avoir assez pour composer un album.

Voilà comment en 2009, lui qui n'avait jamais imaginé jusque-là une carrière solo, fait groover la langue française avec l'album "Jeune à la retraite". Les radios diffusent en masse le titre reggae pop Dans ma rue, sur lequel résonnent les rythmes métissés du Saïan Supa Crew, la guitare acoustique en plus. Mais c'est véritablement sur scène que l'artiste se dévoile, envisageant chacun de ses concerts comme une fête à taille humaine. Féfé, même s'il ne fait plus tout à fait du rap mais plutôt de la variété, peut en effet se targuer d'avoir conservé cette énergie communicative et ce flow déjanté qui le caractérisait déjà au sein de son célèbre collectif.

L'artiste se fait ensuite désirer pendant quatre ans, un temps nécessaire pour digérer le succès inattendu de son premier album mais aussi pour retrouver une vie de famille normale. Il revient alors doucement sur le devant de la scène en 2013 avec "Le Charme des premiers jours", un deuxième opus plus confidentiel. Mélangeant le rock, la variété ou encore la soul et le rap, il s'est cette fois laissé transporter par les sons des années 1970 et des sujets beaucoup moins revendicatifs que ceux qu'il chantait par le passé, puisqu'il y évoque ici l'amour sous toutes ses formes.

Puis voilà que Féfé s'absente de nouveau pendant quatre ans pour travailler sur un nouvel opus : "Mauve", dans les bacs le 17 février 2017. Y figurent notamment les trois singles Naija, en featuring avec la chanteuse Ayo, Eldorado aux accents de voyages et le radiophonique Aussi fort.

Discographie :

En solo

2017 : Mauve
2013 : Le Charme des premiers jours
2009 : Jeune à la retraite

Avec le Saïan Supa Crew

2005 : Hold Up
2001 : X Raisons
1999 : KLR

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