François Fillon

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François Fillon©Abaca

François Fillon est encore étudiant lorsqu'il fait ses premiers pas dans la vie politique. Assistant parlementaire de Joël Le Theule, alors député gaulliste de la Sarthe, il apprend les rouages de la politique à ses côtés. Puis, à l'instar de ses parents qui militaient autrefois au sein de l'UDR, il rejoint en 1977 le Rassemblement pour la République (RPR) de Jacques Chirac.
En décembre 1980, son mentor en politique, Joël Le Theule, meurt des suites d'un malaise cardiaque. Un décès foudroyant qui fait basculer le destin de François Fillon. Ayant acquis la confiance de l'entourage politique de Le Theule, il reprend les mandats de ce dernier : conseiller général (1981), député de la Sarthe (1981) et maire de Sablé-sur-Sarthe (1983). François Fillon a 27 ans lorsqu'il rejoint les bancs de l'Assemblée nationale.
À la suite de cette ascension locale, François Fillon va grimper les échelons au niveau national, grâce à sa deuxième bonne étoile : le gaulliste social Philippe Séguin. Rencontré au début des années 80, c'est ce dernier qui le fait entrer dans le gouvernement d'Edouard Balladur en 1993. François Fillon accède alors à son premier portefeuille ministériel en devenant ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche jusqu'en 1995.
Lors de l'élection présidentielle de 1995, François Fillon choisit de soutenir Edouard Balladur et non Jacques Chirac. Ce dernier ne lui en tiendra pas rigueur lors de son élection et lui fera intégrer le gouvernement Juppé en tant que ministre des Technologies de l'Information et de la Poste (1995-1997).
Toujours proche collaborateur de Philippe Séguin, quand ce dernier est élu président du RPR en juillet 1997, son protégé accède au secrétariat national, tandis que Nicolas Sarkozy devient secrétaire général. C'est à cette époque que les deux hommes vont se rapprocher, notamment lorsque Séguin va quitter la présidence. Si Nicolas Sarkozy se rétracte, François Fillon se présente à la présidence du parti, mais échoue face à Michèle Alliot-Marie.
À l'aube de l'élection présidentielle de 2002, le séguiniste apporte son soutien politique à Jacques Chirac et plaide en faveur d'un grand parti unique dont les prémices sont Alternance 2002, puis L'Union En Mouvement (UEM), jusqu'à être baptisé Union pour la majorité présidentielle (UMP) le 21 avril 2002.
Pour son deuxième mandat à l'Elysée, Jacques Chirac lui fait de nouveau confiance en le nommant ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité (2002-2004). Impopulaire ... après avoir voté sa loi Fillon sur les retraites en 2003, il perd de nouveau des points lors de son grand projet pour l'école durant son exercice de ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (2004-2005). Le nouveau Premier ministre Dominique de Villepin ne lui propose alors aucun poste dans son gouvernement.
François Fillon décide de s'allier à Nicolas Sarkozy et de s'engager davantage au sein de l'UMP. Il a fait le bon choix, puisqu'en 2007, lorsque le chef du parti de droite entre à l'Elysée, il est nommé Premier ministre. Un poste qu'il conserve durant l'intégralité du mandat de Nicolas Sarkozy, jusqu'à la victoire de François Hollande à la présidentielle de 2012.
À sa sortie de Matignon, François Fillon est élu député de la 2e circonscription de Paris et se présente à la présidence de l'UMP. Déchu par Jean-François Copé, malgré des résultats très serrés - qu'il conteste - il aura l'occasion de prendre sa revanche quelques années plus tard...
En 2016, l'ancien premier ministre annonce sa candidature à la primaire des Républicains en vue de l'élection présidentielle de 2017. Si tous les sondages donnent Nicolas Sarkozy et Alain Juppé en grands vainqueurs du premier tour, François Fillon crée la surprise en prenant la tête du scrutin, de loin, avec 44,2% des voix, évinçant au passage l'ancien président de la République.
Au second tour, c'est une victoire nette et sans bavure pour l'ex-premier ministre, qui conserve très largement son avance, remportant près de 66,5% des voix contre son rival Alain Juppé. Mais alors qu'il part ainsi favori dans la course à la présidentielle, François Fillon déchante bien vite lorsqu'éclate une affaire : celle du présumé emploi fictif de sa femme Penelope en tant qu'attachée parlementaire, pour lequel le couple sera mis en examen.
Face au scandale, le candidat des Républicains ne fléchit pas pour autant et continue de faire campagne, jusqu'au bout... Il n'arrive toutefois pas bien loin, désavoué (mais pas complètement) par les électeurs qui lui donnent 20,01% des suffrages. François Fillon ne passe pas le premier tour du scrutin national, historique, terminant ainsi en troisième position derrière Emmanuel Macron (24,01%) et Marine Le Pen (21,3%). Après avoir donné son vote du deuxième tour au candidat d'En marche !, l'ancien Premier ministre annonce, enfin, qu'il ne se présentera pas aux prochaines élections législatives.

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