Jeff Buckley

Jeff Buckley©Getty Images

A la naissance de Jeff Buckley, ses parents sont déjà séparés, son père Tim Buckley, préférant se consacrer à sa carrière d'artiste. Jeff ne rencontrera son père qu'une seule fois, à l'âge de 8 ans, avant que celui-ci ne meure d'une overdose d'héroïne en 1975. C'est par l'intermédiaire de sa mère, la pianiste Mary Guibert, qu'il se familiarise avec la musique aussi bien classique que pop - les Beatles et Simon & Garfunkel, en tête. Jeff Buckley découvre également Edith Piaf à l'école, pour qui il voue un culte. A l'adolescence, il reçoit en cadeau sa première guitare électrique et s'intéresse au rock progressif ainsi qu'au free jazz. En 1984, il déménage pour Los Angeles et se paye des cours de guitare, qui lui permette d'aborder tous les styles.
Dès 1990, le jeune Jeff Buckley commence à se produire sur scène en accompagnant divers groupes puis se met à la composition. Le jeune musicien traverse les États-Unis pour s'installer à New York. Il donne ses premiers concerts en solo dans l'East Village, où est enregistré un EP live mêlant reprises de Van Morrison, Edith Piaf ou Billie Holiday et compositions originales. Ce premier enregistrement lui permet d'être repéré par Columbia Records, qui le signe et met à sa disposition un studio à New York. Le musicien en herbe se familiarise avec les techniques et conditions d'enregistrement dans un studio et se fait la main sur des reprises de ...Bob Dylan, Sly & The Family Stone, The Smiths ou encore Led Zeppelin. Ces sessions d'enregistrement donneront lieu en 2016 à une compilation inédite.
Entouré du producteur Andy Wallace et d'un groupe composé de Mick Grondahl (basse), Matt Johnson (batterie) et Michael Tighe (guitare additionnel), Jeff Buckley enregistre l'album Grace, qui sort le 23 août 1994. Le disque, qui devait à la base être un album de reprises, parvient à imposer les compositions de Buckley. On y trouve cependant trois reprises : Lilac Wine (de James Shelton), Corpus Christi Carol (de Benjamin Britten) et le sublime Hallelujah (de Leonard Cohen), sublimé par l'interprétation du jeune homme. Résultat : Grace est acclamé par la critique et le public. En France, il est élu "Album de l'année" par Les Inrockuptibles et obtient le Grand Prix du disque de l'Académie Charles-Cros. La sortie de l'album donne lieu à une tournée mondiale, qui permet à Jeff Buckley d'accroître encore davantage sa popularité.
Lassé et épuisé par les concerts à répétition, Jeff Buckley n'a qu'une hâte : retourner en studio pour enregistrer ses nouveaux morceaux. Il reprend alors le travail de composition avec son fidèle collaborateur Michael Tighe, mais les enregistrements n'auront jamais lieu. Le 29 mai 1997, Jeff Buckley meurt noyé dans un affluent du Mississippi. Depuis ce jour, les sorties posthumes n'ont cessé d'affluer, que ce soit les live, compilations ou le double album inachevé Sketches for My Sweetheart, the Drunk.
Discographie :
1994 : Grace

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