Laurence Haïm

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Laurence Haïm©Abaca - Szwarc Henri

Laurence Haïm rêve de radio depuis toute petite. C'est en autodidacte qu'elle se forme au métier, y entrant par la petite porte en apportant d'abord les cafés pour une radio libre dénommée Canal Versailles Stéréo. La jeune femme ne tarde toutefois pas à grimper les échelons, avec un passage chez France Inter puis RTL, qui l'embauche à 22 ans en tant qu'assistante de Christine Ockrent. "Elle est têtue comme une mule, première qualité du journaliste", affirme cette dernière au magazine Elle, alors que l'ancien rédacteur en chef adjoint des journaux matinaux de la station, Jérôme Godefroy, évoque l'origine de son surnom, Vizirette : "Elle était comme la petite boule de lessive dans la machine, s'activait dans tous les sens autour du vizir de l'info, Christine Ockrent !".

Ses premiers mots sur les ondes, RTL les lui offre avec une chronique people. C'est toutefois bien loin des thématiques qui la font rêver, elle qui aspire à un avenir de reporter de guerre... Mais si ses débuts sont quelque peu catastrophiques, Laurence Haïm fait déjà preuve d'une pugnacité qui fera toute sa réputation : "Elle a énormément bossé. C'est une accrocheuse, quand elle dit, elle fait", déclare ainsi Jérôme Godefroy au magazine féminin. Loin des strass et paillettes, elle se tourne finalement vers la télévision à 25 ans, participant en 1989 à la création de l'agence Capa auprès de qui elle signera des reportages pour Zone interdite sur M6, Envoyé Spécial sur France 2, et 24 heures sur Canal +.

C'est auprès de ce groupe qu'elle connaît enfin la consécration, devenant correspondante aux États-Unis, installée à New York, à partir de 1992. Alors qu'elle débarquera ensuite sur iTélé, dès la création de la chaîne d'information en continu en 1999, Laurence Haïm profite d'être sur le terrain pour apprendre auprès des meilleurs journalistes américains, comme Helen Thomas, doyenne du corps de presse de la Maison-Blanche qui lui conseille de porter des tenues de couleurs vives pour attirer l'attention du Président... La Française, qui se fait appeler Laura là-bas car Laurence est un nom masculin, se construit petit à petit une solide réputation. Sa couverture des attentats du 11 septembre 2001, habitant elle-même à trois-cent mètres des feues tours jumelles new-yorkaises, lui vaut une place de correspondante à Washington. L'année suivante, un reportage réalisé à Israël pour iTélé lui ouvre la porte d'une collaboration avec CBS : ce sont ses images de l'explosion d'un bus qui sont utilisées par la chaîne américaine et font même le tour du monde. Aussi couvre-t-elle ensuite la guerre en Irak auprès de celle-ci, comme pour les médias de l'Hexagone, se déplaçant sur le terrain à Bagdad.

Après quoi, à l'issue de la campagne présidentielle américaine de 2004, Laurence Haïm marque les esprits en s'effondrant devant les caméras lorsque George W. Bush est réélu au ... pouvoir. Il lui faut toutefois seulement patienter avant de retrouver le sourire, avec la prochaine campagne... La correspondante, qui rencontre le sénateur de l'Illinois dès 2006, succombe totalement à l'Obamania, ne cachant pas son engouement pour celui qui deviendra le premier président afro-américain. Alors qu'elle a ainsi fait preuve, plus que jamais, de combativité pour tenter d'approcher le candidat démocrate, la journaliste voit ses efforts récompensés à l'élection de Barack Obama.

Elle devient, avec deux correspondants de l'AFP, l'une des rares à obtenir une accréditation dite de full access dans les coulisses du pouvoir, que ce soit à la Maison-Blanche ou au Pentagone, dans les débriefings quotidiens avec la presse, ou même à bord du célèbre Air Force One. En 2009, seulement quelques mois après l'investiture de son poulain, elle mène d'ailleurs la toute première interview française du nouveau chef d'État américain lors d'un voyage au Caire. Une exclusivité qu'elle renouvellera en 2015, lors de sa venue à Paris dans le cadre de la COP21. Recevant par ailleurs cette année-là les insignes de la Légion d'honneur, Laurence Haïm semble ainsi comme arrivée à un summum dans sa carrière.

Aussi, lorsque Barack Obama passe le flambeau en 2017 à Donald Trump - une élection houleuse qu'elle n'a pas pu couvrir en raison d'une grève historique menée par les journalistes d'iTélé, se contentant de la raconter, non sans humour, à sa centaine de milliers de followers sur Twitter - décide-t-elle de passer à autre chose. "Dernier discours d'Obama ce soir. Dernier reportage. @itele fin aussi. Un nouveau monde m'attend", annonce ainsi la journaliste le 10 janvier 2017 sur le réseau social. Ce nouveau monde sera celui de la communication politique : Laurence Haïm rejoint en effet dans la foulée l'équipe de campagne du candidat à l'élection présidentielle (française, cette fois), Emmanuel Macron. "Après 23 ans passés aux États-Unis, elle avait envie de faire autre chose et elle nous a proposé ses services", explique-t-on au sein du mouvement En marche ! au Monde.

Créant ainsi la surprise dans le monde politico-médiatique français, l'intéressée expliquera avoir été séduite par le "romantisme" et "l'enthousiasme" de l'ancien ministre de l'Économie, n'hésitant d'ailleurs pas à faire le rapprochement avec son chef d'État fétiche, Barack Obama. N'attendant pas plus tard que le 11 janvier 2017 pour rendre effective sa reconversion professionnelle, elle confie en effet à une journaliste de Paris Match que "c'est la même énergie, la même volonté de casser les codes, de changer les choses."

Cette aventure politique ne dure toutefois pas bien longtemps, puisque Laurence Haïm quitte ses fonctions au sein de LREM le 12 juillet 2017. Celle qui dit finalement regretter le métier de journaliste retourne alors aux États-Unis, où elle est engagée par l'ancien stratège de Barack Obama, David Axelrod, au sein de son Institut d'études politiques à Chicago.

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