Laurent Borel

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Laurent Borel

Laurent Borel est atteint d'une maladie génétique qui affecte les traits de son visage. Mais plutôt que de cacher sa difformité, le Montpelliérain en fait un atout : "On me choisit pour ma gueule", confesse-t-il ainsi à une gazette locale quant aux quelques rôles qu'il a décrochés ces dernières années sur les petit et grand écrans.

L'âme d'un artiste, Laurent Borel est musicien avant d'être comédien. Il fait ses premiers pas au conservatoire à l'âge de 10 ans, obtient une licence en musicologie à l'université de Montpellier III à 25 ans, puis complète sa formation par un Capes en Éducation Musicale et Chant Choral. Celui qui joue principalement de l'accordéon, mais manie aussi le clavier et la batterie, écrit déjà ses propres compositions lorsqu'il se met à accompagner quelques troupes locales sur scène à l'aube du nouveau millénaire.

C'est ainsi par la musique que Laurent Borel s'intéresse également au théâtre. Il suit quelques ateliers d'écritures, des stages d'improvisations et autres formations de clown ou de combats scéniques, et se lance sur les planches au début des années 2000. L'artiste joue, écrit et met en scène ses propres pièces, tout comme il participe à plusieurs autres productions à petit budget allant des classiques de Shakespeare ("Richard III", "Songe d'une nuit d'été", "Le Roi Lear") à quelques comédies ("Le père noël est une ordure").

Musicien avant tout, c'est avec son accordéon qu'il apparaît pour la première fois sur les écrans en 2014, participant à trois courts métrages pour lesquels il compose par ailleurs ... la musique : "Toujours en contact" de Betty Hinterholz et Frédéric Frankel, "Mes petits cafards et moi" d'Irina Rybas, et "Ceci n'est pas une scène" de Betty Hinterholz. L'année suivante, il interprète deux de ses morceaux - toujours à l'accordéon - devant la caméra de Philippe Barassat pour un long, "Indésirables", traitant de la sexualité des personnes handicapées. Le film, salué par la critique, fait le tour du monde des festivals avec notamment un arrêt à la 41e cérémonie des César.

Un premier succès qui en entraîne d'autres... Voilà que Laurent Borel intéresse les réalisateurs, pas tant pour son instrument mais plutôt pour son physique hors paire, qui lui permet de décrocher quelques rôles de figurants aux côtés des plus grands noms du cinéma français. Après avoir joué quelques clochards (pour le film "Mon Amie Victoria" de Jean-Paul Civeyrac, le téléfilm "Les heures souterraines" de Philippe Harel, et la série "Le Passager"), il se glisse en effet dans la peau d'un soldat "à la gueule cassée" dans le fameux "Frantz" (2016) de François Ozon, avec Pierre Niney, puis dans celle d'un patient pour le téléfilm "Lanester : Memento Mori" (2016) de Franck Mancuso, avec Richard Berry et Emma de Caunes.

Filmographie :

2016 : Lanester : Memento Mori, de Franck Mancuso (Téléfilm)
2016 : Caïn (Série TV)
2016 : Frantz, de François Ozon
2015 : Le passager (Série TV)
2015 : Indésirables, de Philippe Barassat
2014 : Les Heures souterraines, de Philippe Harel (Téléfilm)
2014 : Mon amie Victoria, de Jean-Paul Civeyrac

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