Martine Aubry

Martine Aubry©Abaca

À ce bagage scolaire viennent s'ajouter un diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris en 1972 et un diplôme de l'Institut des sciences sociales du travail.
Alors qu'elle fait ses classes à l'École nationale d'administration (ENA), elle milite parallèlement au Parti Socialiste et à la CFDT, puis décroche à sa sortie en 1972 un poste d'administratrice civile au ministère du Travail et des Affaires sociales.
Détachée au Conseil d'État entre 1980 et 1981, à l'élection de François Mitterrand à la Présidence de la République, Martine Aubry évolue à divers postes au sein du ministère du Travail et des Affaires sociales : directrice adjointe du cabinet de Jean Auroux, chargée de mission auprès du ministre des Affaires sociales et de la Solidarité nationale Pierre Bérégovoy, puis directrice des relations du travail au ministère du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle.
Martine Aubry s'écarte ensuite quelque temps de la sphère politique pour rejoindre, en 1989, le groupe industriel Pechiney, notamment spécialisé dans l'aluminium et le combustible nucléaire. Puis devient dans la foulée la directrice adjointe de l'industriel et syndicaliste Jean Gandois.
Son retour en politique est marqué par sa nomination à la tête du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle. Poste qu'elle occupe sous Edith Cresson, puis sous Pierre Bérégovoy jusqu'en 1993.
Mais c'est loin de l'Elysée, dans le nord de la France, que Martine Aubry vise une carrière politique sur le long terme. Elue première adjointe de Pierre Mauroy à la mairie de Lille en 1995, ... elle remporte la cinquième circonscription du Nord lors des élections législatives de 1997.
Alors qu'elle est un soutien infaillible de Lionel Jospin et porte-parole de sa campagne en 1995, ce dernier lui confie en 1997 le portefeuille ministériel de l'Emploi et de la Solidarité. Au cours de ses trois ans à ce poste, celle que l'on surnomme "la dame de fer" en raison de son intransigeance et de sa rigidité, a notamment instauré les emplois-jeunes et mis en place la réforme des 35 heures. Elisabeth Guigou lui succèdera.
En 2001, Martine Aubry creuse davantage son sillon politique dans le nord de la France puisqu'elle se fait élire maire de Lille.
Quant à son sillon au sein du Parti Socialiste, la tâche est plus ardue. En effet, d'abord secrétaire nationale du parti en 2000, puis première secrétaire en 2008 face à Ségolène Royal, sa candidature à la primaire socialiste de 2011 ne fait pas le poids face à celle de François Hollande.
Quand ce dernier est élu Président de la République, les rumeurs affluent sur le choix de Martine Aubry au poste de Premier ministre. Quand le président choisit Jean-Marc Ayrault, la socialiste annonce son refus d'entrer au gouvernement et par la suite, quitte la tête du Parti Socialiste, désignant Harlem Désir pour lui succéder.
Réélue pour la troisième fois consécutive à la mairie de Lille en 2014, elle publie le 19 octobre de la même année, une contribution réclamant une réorientation de la politique économique menée par le gouvernement de Manuel Valls.

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