Nas

  • En bref
  • 6 news
  • vidéos
  • photos
  • Filmographie
  • Discographie
Nas©Getty Images, Marc Grimwade

Né le 14 septembre 1973, fils du jazzman Olu Dara, Nasir Jones grandit dans les Queensbridge Houses Projects, le plus grand complexe HLM d'Amérique du Nord. Malgré son affection pour l'art de la plume dès le plus jeune âge, l'enfant de la cité quitte les bancs de l'école au collège et se fait une nouvelle éducation dans les rues de New York. Il n'en perd pas moins son vocabulaire, s'essayant alors à un autre style d'écriture : les textes de rap.

Sous le pseudonyme Nasty Nas, il fait sa première apparition sur un disque auprès du groupe Main Source en 1991, sur le titre Live at the Barbecue. C'est ainsi à 18 ans que cet expert de la rime se fait déjà remarquer sur la scène East Coast. Après quoi MC Serch, du groupe 3rd Bass, lui demande de signer une chanson pour le film "Zebrahead" réalisé par Anthony Drazan. Son premier single, Halftime, devient alors le titre inaugural de la bande originale sortie en 1992. De quoi attiser la curiosité du label Columbia, qui offre au jeune talent son premier contrat.

Renommé Nas, celui-ci voit son premier opus sortir dans les bacs en 1994. Pourtant tout autant confronté à la violence des quartiers, après avoir notamment perdu son ami d'enfance Ill Will sous les balles, le rappeur de 20 ans se démarque d'emblée de bon nombre de ses confrères tombés dans l'agressivité du gangsta rap. Plutôt que de faire l'apologie de la violence, Nas préfère la dénoncer sur un rythme posé qui laisse toute la place à l'intensité de ses propos. Aussi "Illmatic", grâce à des titres comme N.Y. State of Mind, est-il déjà un succès. Le premier essai du rappeur sera même considéré comme son plus grand chef d'oeuvre, classé parmi les classiques du rap East Coast.

Deux ans plus tard, Nas revient avec un deuxième album qui ne tarde pas à faire un carton. "It Was Written" atterrit en pôle position des charts pop et R&B aux Etats-Unis. Fait double-disque de platine, son succès est dû à un mélange de titres purement hip-hop, tels que The Message et Affirmative Action (qui fera l'objet d'un remix avec les Français du Suprême NTM), et d'autres plus mainstream comme Street Dreams, inspiré du fameux Sweet Dreams des Eurythmics, et le duo avec Lauryn Hill sur If I Ruled The World (Imagine That). Cette ouverture a pour double-effet d'accorder au rappeur une place importante sur la chaîne MTV, mais de voir en contrepartie sa street cred éraflée.

Qu'importe, Nas continue d'enchaîner les projets et élargit d'autant plus son horizon. Il fonde en 1997 le groupe The Firm avec Foxy Brown, AZ et Nature, puis fait ses premiers pas sur le grand écran l'année suivante dans "Belly" (1998), réalisé par Hype Williams, où il donne la réplique à son confrère DMX. Le jeu d'acteur du rappeur peine toutefois à convaincre. Aussi, s'il s'invitera quelques autres fois dans les salles obscures, il ne parviendra pas réellement à percer dans le septième Art.

L'année qui suit cet échec cinématographique le voit revenir dans les bacs avec pas un, mais deux nouveaux opus. "I am...", d'abord, reprend la tête des charts pop et R&B grâce à des titres comme Nas Is Like ou Hate Me Now, en featuring avec Puff Daddy, sur lequel Nas adresse directement ses détracteurs. Puis vient "Nastradamus", qu'il enregistre sur son tout nouveau label nommé Ill Will Records en l'honneur de son ami disparu. Bien qu'il soit à son tour certifié platine, ce quatrième album est une grosse déception pour ... les puristes comme certains critiques, qui regrettent encore un aspect trop commercial.

C'est ainsi sur la pente descendante que Nas entre dans le nouveau millénaire. Mais le rappeur ne tarde pas à se relever, aidé par un clash qui déchaîne les passions... Alors que le trône est laissé vacant depuis l'assassinat de Notorious B.I.G. quatre ans auparavant, le rappeur du Queens va se disputer le titre de "King of New York" avec son adversaire de Brooklyn, Jay Z. Ce dernier lance les hostilités en 2001 sur le titre Takeover, tiré de l'album "Blueprint". Nas répond alors sur plusieurs morceaux de son "Stillmatic", sorti en fin d'année, et retrouve au passage l'approbation des critiques et du public.

Il poursuit son come-back en 2002 en apparaissant dans divers featurings, notamment auprès de J-Lo dans I'm Gonna Be Alright. Puis diffuse "God's Son", un nouvel opus qui démarre fort dès le premier titre, Get Down. Avec par ailleurs des hit singles comme Made You Look, I Can, et une jolie ballade avec 2Pac (Thugz Mansion), Nas fait encore un carton avec cet album propulsé en première position des charts hip-hop et R&B, obtenant par ailleurs la certification platine pour la sixième fois consécutive.

Après un double album réussi, "Street Discipline" (2004), Nas fait tourner bien des têtes en sortant son huitième opus sur le label Def Jam, alors présidé par son ancien rival Jay Z. "Hip Hop Is Dead" (2006) est encore un succès critique et commercial, sur lequel les deux rappeurs new-yorkais s'accordent même un duo avec Black Republican. L'opus présente par ailleurs bien d'autres featurings de taille avec Kanye West, Snoop Dogg, will.i.am, ou encore la nouvelle Mme. Nas, Kelis.

Il partage avec la chanteuse R&B cinq ans de vie commune et la naissance d'un petit garçon, son deuxième enfant, avant de divorcer en 2010. Cette année-là, Nas sort un album collaboratif avec la nouvelle star du ragga dancehall, Damian Marley - fils d'un certain Bob. Largement tourné autour de l'héritage africain des deux artistes, l'opus intitulé "Distant Relatives" est un nouveau succès autour du globe, mêlant leurs genres musicaux respectifs et quelques sonorités du continent noir.

Depuis 2012 et l'album "Life Is Good", largement inspiré de son récent divorce, qui lui permet de décrocher quatre nouvelles nominations aux Grammy Awards, Nas parle de nombreux projets mais tarde à en montrer la couleur. Il en est néanmoins un qui a vu le jour sur le petit écran en 2016, et dont le rappeur peut être fier : en plus d'être un des producteurs exécutifs de "The Get Down", il écrit les textes de rap pour cette série Netflix, créée par Baz Luhrmann, qui conte avec brio les origines du hip-hop. La même année, Nas excite la Toile en publiant un nouveau titre avec DJ Khalid, malicieusement intitulé Nas Album Done. Il continue ainsi de teaser son public, qui attend avec impatience son grand retour dans les bacs.

Discographie :

2012 : Life Is Good
2010 : Distant Relatives (avec Damian Marley)
2008 : Untitled
2006 : Hip Hop Is Dead
2004 : Street Discipline
2002 : God's Son
2001 : Stillmatic
1999 : Nastradamus
1999 : I Am...
1997 : The Firm (avec Foxy Brown, AZ, Nature)
1996 : It Was Written
1994 : Illmatic

Filmographie :

2013 : Black Nativity, de Kasi Lemmons
2010 : Hawaii 5-0 (série TV)
2004 : Murda Muzik, de Lawrence Page
2003 : Filles de bonne famille, de Boaz Yakin
2002 : John Q, de Nick Cassavetes
2001 : Explosion imminente, d'Albert Pyun
2001 : Sacred Is the Flesh, de Carl Seaton
1999 : Gangsta Cop, de Michael Rymer
1998 : Belly, de Hype Williams

Ses dernières news

Toutes ses news
Les morceaux les plus samplés de l'histoire de la musique
Fabien Gallet
15 novembre 2017

Les morceaux les plus samplés de l'histoire de ...

15 novembre 2017
diaporama
Barack Obama lance son festival de musique à la Maison Blanche
Clara Lemaire
29 septembre 2016

Barack Obama lance son festival de musique à ...

29 septembre 2016
article
Barack Obama dévoile sa playlist de l'été sur Twitter
Clara Lemaire
12 août 2016

Barack Obama dévoile sa playlist de l'été sur ...

12 août 2016
article
"The Get Down", la série sur l'émergence du hip hop débarque sur Netflix
Clara Lemaire
11 août 2016

"The Get Down", la série sur ...

11 août 2016
article

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.