Nicholas Ray

Nicholas Ray

Pris de passion pour le cinéma, il continue son bonhomme de chemin dans l'ombre de réalisateurs : il rédige les dialogues de "Caribbean Mistery" (1945) de Robert D. Webb et travaille sur le documentaire "Tuesday in November" de John Houseman la même année. De retour un temps à New York pour ses activités théâtrales, il refait finalement surface à Hollywood pour réaliser son premier long-métrage, "Les Amants de la nuit" (1948). Produit par John Houseman pour la RKO, le polar pose déjà les bases de ce que sera le cinéma de Nicholas Ray, abordant des sujets comme la révolte de la jeunesse, les conflits avec la figure paternelle ou la violence de l'amour et de la mort.

Satisfait de son travail, la RKO lui offre ensuite la possibilité d'adapter l'un des romans publiés par Vicky Baum, "A Woman's Secret" ("Secret de femme"). Le film sort en 1949 et marque sa rencontre avec Gloria Grahame qu'il épouse dans la foulée. Au générique de son film suivant, "Les ruelles du malheur" (1949), Humphrey Bogart y tient une place de choix comme producteur mais aussi comme acteur, jouant un homme de loi tissant une forte amitié avec un jeune délinquant (encore lui).

En 1950, Nicholas Ray signe une nouvelle adaptation littéraire, "Le Violent", d'après un roman de Dorothy B. Hugues et avec de nouveau en tête d'affiche Bogart, cette fois ici derrière le personnage d'un scénariste détruisant son histoire d'amour à cause de son tempérament violent. Cette année-là sort également en salles le drame psychologique "Born to be Bad", avec Joan Fontaine et Robert Ryan au casting.

Le cinéaste collaborera avec d'autres grands noms comme John Wayne ("Les diables de Guadalcanal", 1951) et Robert Mitchum ("Les Indomptables", 1952). L'année suivante, son western baroque "Johnny Guitar" marque les esprits. Premier (et seul ?) western féministe, les deux protagonistes principaux sont ici des femmes, Emma (Mercedes McCambridge) et Vienna (Joan Crawford), qui vont se retrouver impliquées - avec le cow-boy musicien Johnny Guitar (Sterling Hayden) - dans le meurtre d'un homme. Grand succès en salles, ce monument du cinéma rejoint en 2008 le National Film Registry.

Warner Bros. lui demande alors d'adapter le roman "Rebel without a Cause", écrit par un psychiatre en 1944. Onze ans plus tard Nicholas Ray sort "La Fureur de vivre", histoire d'une jeunesse sans repères, défiant l'autorité pour se trouver une place dans cette société en pleine mutation. Porté par James Dean, qu'il choisit sur les conseils d'Elia Kazan, qui vient ... de le faire tourner dans "A l'Est d'Eden", et Natalie Wood, le film devient l'emblème de toute une génération et est aujourd'hui considéré comme le chef-d'oeuvre de Nicholas Ray.

Très attristé par la mort de James Dean peu de temps après "La Fureur de vivre", le cinéaste poursuit malgré tout sa carrière et réalise le drame "Derrière le miroir" (1956), d'après un article dans le New Yorker portant sur un malade soigné par la cortisone. L'année suivante, le cinéaste consacre un western au célèbre hors-la-loi Jesse James, "Jesse James, le brigand mal-aimé" (1957). Remake du film de 1939 réalisé par Henry King, il met en scène Robert Wagner dans la peau du cambrioleur de banques.

Richard Burton ("Amère victoire", 1957), Christopher Plummer ("La forêt interdite", 1958) et Anthony Quinn ("Les dents du diable", 1960) tourneront ensuite sous sa direction. Le péplum "Le roi des rois" (1961) et le film historique "Les cinquante-cinq jours de Pékin" (1963). Suivent dix années de projets non aboutis. Il parvient néanmoins à produire lui-même "We Can't Go Home Again", longtemps resté sans distributeur, avant de réaliser et de jouer "The Janitor", un sketch du film néerlandais "Rêves humides" (1974).

À la fin des années 1970, Nicholas Ray réalise avec son compère Wim Wenders - qui l'avait fait tourner dans "L'Ami américain" - le troublant "Nick's Movie". Récit autobiographique ayant pour sujet les derniers jours de la vie de Nicholas, qui y est filmé sans détour, dans une grande fragilité. Le concerné, atteint d'un cancer des poumons, ne verra pas le film sortir en 1980. Il décède en effet le 16 juin 1979 à l'âge de 67 ans, dix ans après avoir épousé sa quatrième femme, une étudiante de 18 ans. En France, des réalisateurs de la Nouvelle Vague comme Jean-Luc Godard et François Truffaut célèbreront son cinéma.

Filmographie :

1973 : We Can't Go Home Again
1963 : Les 55 jours de Pékin
1961 : Le roi des rois
1960 : Les dents du diable
1959 : On Trial (Série TV)
1958 : Traquenard, de
1958 : La forêt interdite
1957 : Amère victoire
1957 : Jesse James, le brigand bien-aimé
1956 : Derrière le miroir
1956 : L'ardente gitane
1955 : La fureur de vivre
1955 : A l'ombre des potences
1954 : General Elecric Theater (Série TV)
1954 : Johnny Guitare
1952 : Les indomptables
1951 : La maison dans l'ombre
1951 : Les diables de Guadalcanal
1950 : Born to be Bad
1950 : Le violent
1949 : Les ruelles du malheur
1949 : Secret de femme
1948 : Les amants de la nuit

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