Nicolas Jaar

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Nicolas Jaar©Getty Images, Rachel Murray

Nicolas Jaar a une culture internationale. Ses parents ont tous deux une double nationalité : sont père est chilien et palestinien, l'artiste Alfredo Jaar, sa mère est franco-chilienne. Aussi ses influences musicales sont-elles puisées des deux côtés de l'Atlantique, du compositeur avant-gardiste français Erik Satie à la techno minimale du DJ chilien Ricardo Villalobos. Mais proviennent aussi des sonorités africaines, pour lesquelles le jeune homme avoue avoir une certaine obsession depuis toujours, notamment pour l'afro-jazz de l'Éthiopien Mulatu Astatke.

Véritable virtuose de l'arrangement sonore, Nicolas Jaar s'essaie à ses premiers collages à 14 ans, à l'aide d'un simple logiciel d'enregistrement et d'un clavier. Trois ans plus tard, il entend le DJ et cofondateur du label Wolf + Lamb, Gadi Mizrahi, à la radio et décide de lui envoyer une démo. Intitulée "The Student", cette dernière lui ouvre d'emblée les portes du label new-yorkais. À tout juste 17 ans, Nicolas Jaar voit son premier EP publié. À 18 ans, il joue déjà dans des établissements aussi réputés (dans le milieu) que l'underground hôtel Marcy de Brooklyn, le Club Der Visionaere de Berlin ou le Mutek de Mexico City.

Alors qu'il est encore étudiant, en littérature comparée à la Brown Université dans le Rhode Island, Nicolas Jaar monte également son propre label en 2008, Clown and Sunset, par lequel il soutient de jeunes talents venus des quatre coins du monde. Lui-même signe de nouveaux morceaux, tels que Angles, Love You Gotta Loose Again et notamment le succès Mi Mujer en 2010.

Si ces derniers montrent des influences house, hip-hop ou encore latines, ils contrastent fortement avec la musique nettement plus expérimentale de "Space Is Only Noise", son premier album sorti (enfin) en 2011. Reste que le ... jeune artiste - de 21 ans - est avec celui-ci adulé des critiques. Dommage qu'un sample emprunté sans autorisation au fameux I Got A Woman de Ray Charles le voit retiré des bacs... pour finalement les réinvestir une fois le titre en question supprimé de l'opus.

Après avoir publié l'année suivante un "Essential Mix" pour BBC Radio 1, Nicolas Jaar fonde par la suite le label Other People avec lequel il produit de nouveaux EP. Il s'occupe également pendant un temps d'un projet parallèle avec le guitariste Dave Harrington, Darkside, qui fait notamment parler de lui en 2013 pour avoir diffusé un remix (psychédélique) du "Random Access Memories" des Daft Punk.

Artiste touche-à-tout, Nicolas Jaar s'exporte au cinéma en 2015 lorsqu'il signe la musique du film "Dheepan" pour Jacques Audiard. La même année, il diffuse en téléchargement libre une bande originale alternative pour l'avant-gardiste "Sayat Nova" (1969) de Sergei Parajanov. "Pomegranates" (d'après le titre anglais de l'oeuvre sovétique, "The Color of Pomegranates") est de loin son travail le plus expérimental, jouant essentiellement sur des bruitages sonores mélodiques.

Après un nouvel EP, "Nymphs", publié également cette année-là, Nicolas Jaar revient avec un second opus en 2016, soit cinq ans après son premier. Si ce n'est peut-être pour les titres The Governor et Three Sides of Nazareth, qui montrent un petit côté post-punk, "Sirens" reste le produit d'une électro minimaliste et expérimentale, composée comme une éloge à la lenteur. Un style dans lequel l'artiste de 26 ans se complaît, au plus grand plaisir de titres aussi réputés que Pitchfork ou The Guardian, qui saluent encore la dernière création du génie de la musique électronique.

Discographie :

2016 : Sirens
2011 : Space is only noise

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