Pierre Bérégovoy

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Pierre Bérégovoy©Abaca

En 1943, Pierre Bérégovoy s'engage dans la Résistance et les Jeunesses Socialistes, puis rejoint, à la Libération, la SFIO et la CGT-FO.
Son expérience syndicaliste lui ouvre la porte, à 24 ans, du cabinet de Christian Pineau, alors ministre des Travaux publics et des Transports dans le gouvernement d'Henri Queuille, qui l'engage comme chargé des relations avec les syndicats.
Son histoire avec le Parti Socialiste débute à la fin des années 50. Acteur majeur de la création du Parti socialiste autonome en 1958, il participe également à la mise en place du Parti Socialiste unifié, au sein duquel il y rencontre Pierre-Mendès France.
À l'élection de François Mitterrand en 1981, il est nommé secrétaire général de la Présidence de la République, puis obtient, l'année suivante, son premier portefeuille ministériel : celui de ministre des Affaires sociales et de la Solidarité nationale dans le gouvernement de Pierre Mauroy.
Alors qu'il cherche en vain depuis des années à conquérir un territoire électoral, François Mitterrand finit par lui propose Nevers, dans la Nièvre, où il se fait élire maire en 1983.
L'année suivant son élection, Laurent Fabius, nouveau Premier ministre, lui confie le ministère de l'Economie, des Finances et du Budget, qu'il occupera jusqu'en mars 1986, date à laquelle il est élu député de la Nièvre.
Proche collaborateur de François Mitterrand depuis son entrée ... en politique, Pierre Bérégovoy dirige la campagne de ce dernier, qui brigue un deuxième mandat à la Présidence de la République.
Réélu par les Français, "Tonton" lui réserve le poste de ministre de l'Economie, des Finances et du Budget dans le gouvernement de Michel Rocard.
Après avoir porté trois ministères en dix ans, Pierre Bérégovoy atteint le sommet de sa carrière politique le 2 avril 1992. Après le mandat en demi-teinte d'Edith Cresson au poste de Premier ministre, François Mitterrand souhaite redorer son gouvernement et le nomme à sa place.
Son gouvernement, placé sous le signe de la rigueur économique, vise à lutter contre le chômage et la corruption. Pendant son exercice, il instaure notamment le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale en mars 1993. À la même époque, il récupère, pendant vingt jours, le ministère de la Défense, et l'opposition remporte les élections législatives, l'obligeant à quitter son poste de Premier ministre.
Très affecté à la fin de son mandant par l'affaire du prêt sans intérêt d'un million de francs qu'il aurait perçu de l'homme d'affaires Roger-Patrice Pelat, il est victime de la dépression post-Matignon, très répandue dans la sphère politique.
De retour sur le territoire de la Nièvre, Pierre Bérégovoy met fin à ses jours le 1er mai 1993, un mois seulement après avoir quitté Matignon.

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