Poni Hoax

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Poni Hoax©Getty Images, Foc Kan/WireImage

Bizarre... vous avez dit bizarre ? Les cinq garçons dans le vent ne font rien comme personne. À commencer par les interviews qu'ils donnent, la plupart du temps le lendemain de soirées bien arrosées. De vrais enfants terribles du rock, qui ont prouvé en trois albums qu'ils étaient bien plus que ça.

Avant de prendre le nom de scène de Poni Hoax, le groupe se fait appeler Le Crépuscule. Formé en 2001 à l'initiative du saxophoniste, clavieriste et compositeur breton Laurent Bardainne, il est rejoint l'année suivante par le guitariste Nicolas Villebrun, le claviériste Arnaud Roulin, le batteur Vincent Taeger et le compositeur Philippe Gleizes, pour la plupart issus du cursus jazz du Conservatoire nationale de musique et de danse de Paris. Puis par la chanteuse anglaise Jessica Constable, qui pose sa voix à la Beth Gibbons sur leur premier disque, "Le Crépuscule des Dinosaures", paru en 2003 sur le label Barnabé.

Le Crépuscule se produit sur divers scènes parisiennes, jusqu'au concours CQFD organisé par les Inrockuptibles, qui leur fait gagner en visibilité et leur permet de sortir leur premier EP en 2005, "Budapest". Enregistré avec la chanteuse grecque Olga Kouklaki sur le label Tigersushi, le morceau-titre est repris par les DJ du monde entier. Mais, peu de temps après la sortie du disque, la chanteuse part vers de nouveaux horizons. Le Crépuscule se met alors en quête d'une nouvelle tête ou plutôt d'une nouvelle voix. Voilà comment le chanteur Nicolas Ker et sa voix caverneuse s'est retrouvé leader du groupe - à la composition et au chant - qui prend alors le nom de Poni Hoax. Ne cherchez pas de signification à ce nouveau nom de scène car il n'y en a tout bonnement pas.

Devenu quintet (exit le compositeur Philippe Gleizes), Poni Hoax sort son premier album éponyme en 2006. Produit par Joakim sur le label Tigersushi, le disque pose les bases de leur rock électronique chanté uniquement en anglais. Les tubes She's on the Radio et Budapest raisonnent dans les boîtes de nuit et la critique encense l'opus - Pitchfork le classera dans son Top 100 de l'année - qui se vend à 5 000 exemplaires. Des chiffres plutôt confidentiels mais le public ne va pas tarder à entendre sérieusement parler d'eux.

Pas plus tard qu'en 2008, année marquée par la ... sortie de leur deuxième opus, "Images of Sigrid", nom d'une actrice bien réelle et muse du groupe. Antibodies, tube radiophonique à souhait, dopé par son clip polémique abordant le tabou de l'avortement de manière explicite, les propulse en haut des charts. Dans ce disque co-produit par Joakim et Fred Soulard, le quintet y aborde également les thèmes de la consommation culturelle et de l'obligation du bonheur, le tout avec un savant mélange de rock, d'électro et de disco.

La suite des aventures de Poni Hoax est plus laborieuse. En conflit avec leur label Tigersushi, le groupe attend six ans avant de pouvoir publier son troisième album, "A State of War" (2013). Entre-temps, il collabore avec le label Abracadabra pour l'EP "We Are The Bankers" (2010). Le titre de leur troisième album est plutôt anecdotique car cet état de guerre que le groupe décrit peut indirectement renvoyer à leurs guerres personnelles pour sortir ce disque. Très attendu, il comble largement les attentes du public, qui y découvre des textes plus sombres qu'à l'accoutumé, posés sur des mélodies lumineuses. Influencé par le film de guerre psychédélique "Apocalypse Now", Nicolas Ker chante dans cet album son enfance tourmentée au Cambodge, notamment dans le tube Down On Serpent Street.

De retour sur le devant de la scène le 3 février 2017 avec leur quatrième album, "Tropical Suite", enregistré sur le label Pan European aux cinq coins du monde (Le Cap, Sao Paulo, Phnom Penh, Los Angeles et Pattaya). Pour accompagner la sortie du disque, Poni Hoax a lancé en 2015 une campagne de crowdfunding via le site Ulule afin de rassembler les fonds nécessaires à la sortie de leur film de voyages. Financé entièrement en juin 2015, "Tropical Suite - Le Film", réalisé par la photographe Agnès Dherbeys, promet de belles surprises. Comme l'a écrit Nicolas Ker sur sa campagne Ulule : "C'est entre le tropique du Cancer et le tropique du Capricorne que le climat est le plus propice au bonheur de l'animal humain, or il se trouve que c'est dans cette bande qui tourne autour du globe que se vivent en général les conflits les plus violents, les régimes les plus iniques, les choix sociaux les plus incompréhensibles".

Discographie :

2017 : Tropical Suite
2013 : A State of War
2008 : Images of Sigrid
2006 : Poni Hoax

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