Robert Doisneau

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Robert Doisneau©Getty Images

D'abord photographe-publicitaire à l'Atelier Ullmann au sortir de l'école, Robert Doisneau reçoit son premier cachet pour l'un de ses reportages photographiques en 1932 à l'âge de 20 ans. Les clichés en question seront publiés dans le quotidien Excelsior.
Deux ans plus tard, le jeune photographe se fait engager par l'industriel Renault. L'entreprise, située à Boulogne-Billancourt, fait appel à lui pour photographier ses ouvriers sur leur lieu de travail. Alors photographe industriel, il épouse cette année-là Pierrette Chaumaison, rencontrée trois ans plus tôt.
Sa collaboration avec Renaud ne durera que cinq ans puisqu'il se fait licencier pour manque de ponctualité. Alors sans emploi, il se fait former par le réalisateur André Vignau et devient son opérateur.
Tentant en vain de vivre de ses photos, il rencontre Charles Rado, le fondateur de l'agence Rapho, qui lui commande un reportage sur le canoë en Dordogne. Manque de chance, au moment de réaliser son reportage, la Seconde guerre mondiale éclate.
Robert Doisneau met entre parenthèses son travail de photographe et s'engage dans l'armée française jusqu'en 1940, puis rejoint la Résistance. À son retour, il poursuit sa carrière de photographe indépendant et intègre en 1946 l'agence de photographie Rapho.
Il collabore à divers titres de presse d'après-guerre (Life, Paris Match, Réalités, Point de Vue) et développe un goût prononcé pour le Paris populaire, la banlieue et les petites gens. Photographe de la rue, Doisneau prend des clichés des ... Halles au petit matin, trimballe ses appareils photos (un Rolleiflex format 6x6, un Nikon F et un Leica format 24 × 36) dans les recoins de la capitale et devient l'un des plus célèbres représentants de la photographie humaniste française, avec Edouard Boubat, Willy Ronis ou encore Emile Savitry.
Récompensé en 1947 par le Prix Kodak, il fait partie dans les années 1950 du Groupe des XV (René-Jacques, Willy Ronis, Pierre Jahan, etc.), une association créée en 1946, dont le but était de promouvoir la photographie en tant qu'art.
Collaborateur permanent pour Vogue de 1948 à 1953, Robert Doisneau publie une trentaine d'albums avec son fidèle collaborateur et ami Robert Giraud, qu'il rencontre en 1947.
Lauréat du Prix Niépce en 1956, du Grand Prix National de la Photographie en 1983 ou encore du Prix Balzac en 1986, il fait une rétrospective au Musée d'art moderne d'Oxford en 1992 et tombe malade l'année suivante, alors qu'il travaillait sur une rétrospective pour le musée Carnavalet.
Robert Doisneau disparaît le 1er avril 1994 à Montrouge, laissant derrière lui des photos qui resteront à jamais gravée dans le patrimoine français (Le Baiser de l'Hôtel de ville, Les Amoureux, Ecole rue Buffon, Les tabliers de la rue de Rivoli, Le remorqueur du Champs de Mars, Les pains de Picasso).
Récompenses :

1947 : Prix Kodak
1956 : Prix Niépce
1983 : Grand Prix National de la Photographie
1986 : Prix Balzac

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