Sex Pistols

Sex Pistols©Getty Images, Richard E. Aaron

Les Sex Pistols voient le jour en 1975 lorsque le guitariste Steve Jones et le futur manager de The Clash, Bernard Rhodes, aperçoivent John Lydon à l'intérieur d'une boutique au nom déjà provocateur, SEX. Avec ses cheveux teints en verts et son tee-shirt "Je déteste Pink Floyd", le jeune homme se fait directement remarquer par Jones et Rhodes qui lui demandent de chanter sur le juke-box du magasin. Intégré au groupe, il prend le nom de Johnny Rotten (Johnny "pourri" en français) en référence à sa dentition en mauvais état.
En novembre 1975, le groupe commence à jouer ses premiers set devant quelques spectateurs de la St Martin's School of Art de Londres, mais selon la légende quelqu'un aurait coupé l'électricité pendant l'une de leur prestation, horrifié par leur musique. Les Sex Pistols continuent pourtant d'enchaîner les concerts et attirent de plus en plus de beau monde : Siouxsie Sioux, Billy Idol et Steve Severin font partie de leur public.
Au début de l'année 1976, les Sex Pistols se produisent dans le prestigieux 100 Club sur Oxford Street en première partie d'Eddie & The Hod Rods, très en vogue à l'époque. Mais le concert dégénère lorsque Johnny Rotten a l'impression que les premiers rangs se moquent de lui et de sa musique. Il devient alors très agressif et la tension monte entre la première partie et le groupe star. Malgré tout, leur prestation tape dans l'oeil d'un journaliste du magazine NME qui qualifie la musique des Sex Pistols comme un retour au son de The Who et des Stooges. Leur réputation commence alors à se répandre dans toute la ville et le groupe signe sur le label EMI.
Le premier single des Sex Pistols, Anarchy in the U.K., attire l'attention des médias et le 1er décembre 1976, le groupe est invité dans l'émission Today présentée par Bill Grundy, en remplacement du groupe Queen. Complètement souls, les membres du groupe provoquent en direct à la télévision en employant le mot "shit" ("merde" en français) ainsi que des insultes à une heure de grande écoute. Cet épisode provoque un tollé dans les foyers britanniques, mais offre une belle fenêtre médiatique au groupe, confiné jusque-là à la presse musicale spécialisée.
Du jour au lendemain, les Sex Pistols deviennent connus dans tout le pays et débutent une grande tournée intitulé Anarchy ... in the U.K. Tour, acompagnés de The Clash, Johnny Thunders & The Heartbrakers et The Damned, remplacés en cours de route par les Buzzcocks. Mais la tournée est un fiasco car la plupart des concerts sont annulés à cause du scandale télévisé. Seuls sept concerts sur 21 sont maintenus et quand le groupe arrive pour jouer, ils doivent faire face à des manifestations les incitant à annuler leur live.
En 1977, les Sex Pistols voient arriver un nouveau bassiste, Sid Vicious, en remplacement de Glen Matlock qui a quitté le groupe. Ancien batteur de Siouxsie and the Banshees et de The Flower of Romance, il intègre le groupe plus pour son look et son attitude punk que pour sa capacité à jouer de la basse. Obsédé par le paraître et l'attention que les gens lui portent, son arrivée au sein des Sex Pistols est progressivement destructrice. Nancy Spungen, une groupie du groupe, héroïnomane et prostituée, deviendra sa petite amie (jusqu'à son assassinat en 1977) et sera tenue pour responsable de son addiction à la drogue et de l'éloignement progressif du groupe.
La même année les Sex Pistols signent un nouveau contrat dans la maison de disque A&M Records. Mais leur comportement et les paroles de leur nouvelle chanson God Save the Queen choquent la direction, et le label décide de rompre le deal seulement dix jours après la signature. Perçu comme une atteinte à la reine Elisabeth II, le single se vend tout de même à 150 000 exemplaires sur le label Virgin Records, leur troisième maison de disque en six mois. Interdit de concert en Angleterre, les Sex Pistols font une tournée qu'ils appellent SPOTS ("Sex Pistols On Tour Secretly" soit "Sex Pistols en tournée secrète") sous différents noms d'emprunts.
En octobre 1977, les singles Holidays in the Sun et Pretty Vacant annoncent la sortie de leur premier album Never Mind The Bollocks, Here's the Sex Pistols. Le groupe repart alors en tournée promotionnelle et arrive à se faire accepter pour jouer en Angleterre. Mais la tournée américaine est un véritable fiasco et les concerts scandinaves prévus quelques mois après sont annulés.
La pression et l'animosité entre les membres des Sex Pistols devenant de plus en plus incontrolable, le groupe implosera en 1978. Sid Vicious décédera l'année d'après, emporté par une overdose d'héroïne.
Discographie :
1977 : Never Mind the Bollocks, Here's the Sex Pistols

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