Tiken Jah Fakoly

Tiken Jah Fakoly©Getty Images, Jean Baptiste Lacroix

Excellent danseur, Tiken Jah Fakoly préfère les pistes de danse à l'école, qu'il délaisse étant enfant. Envoyé par son père dans un petit village suite à ses mauvais résultats, il commence alors à cultiver sa vraie passion : la musique. Le jeune garçon découvre le reggae en 1977 et enregistre par la suite une première maquette avec un guitariste guinéen.
En 1987, il monte Les Djelys pour pouvoir se produire sur scène. Petit à petit, le groupe se fait une réputation en Côte d'Ivoire et décroche en 1992 la première partie de la star du reggae ivoirien, Solo Jah Gunt. En 1993, lors d'un concours organisé par le fabricant de cigarettes Marlboro, les choses s'accélèrent. Les Djelys terminent quatrième sur deux cents, et attirent les médias. La même année, ils sortent donc deux albums de six titres qu'ils enregistrent sur cassette audio, et partent en tournée nationale.
Très engagé, Tiken Jah Fakoly prend la parole lors des violentes manifestations suite aux élections organisées après la mort du président Félix Houphouët-Boigny, et parle au nom d'une jeunesse désabusée et révoltée. Son premier album solo Mangercratie paraît en 1996 et dénonce la corruption politique : c'est un franc succès dans toute l'Afrique de l'Ouest.
Les incroyables ventes de l'album en Afrique (près de 500 000 exemplaires) interpellent les professionnels de la musique française qui décident d'inviter Tiken Jah Fakoly à jouer à Paris en 1998 dans le cadre des festivals Africa Live et ... Musiques Métisses. Le chanteur se fait alors remarquer et se produit en première partie de Sinsemilia pendant toute sa tournée. Fort de son succès, il commence également à jouer aux États-Unis, tout en préparant son second album, Cours d'histoire, qui connaît le même triomphe auprès du public Africain.
Mais l'engagement politique de l'artiste qui s'amplifie au fil des années le pousse à s'exiler au Mali, à Bamako. Il continue pourtant de sensibiliser l'Europe aux problèmes du tiers-monde dans ses disques, et son discours trouve notamment écho en France en 2003, lorsqu'il gagne la Victoire de la Musique du meilleur album Reggae/Ragga/World. Après cinq années d'exil et la sortie des albums Coup de Gueule (2004) et L'Africain (2007), Tiken Jah Fakoly peut enfin retourner dans son pays, désormais calmé par un traité de réconciliation nationale.
En 2010 il aborde les thèmes de l'éducation dans l'album African Revolution, et anime le mouvement "Un concert, une école", qui permet la construction de classes au Mali et en Côte d'Ivoire. Après avoir sorti en 2014 l'album Dernier Appel avec les participations d'Alpha Blondy, Nneka et Patrice, il revient seulement un an plus tard avec Racines, enregistré dans les studios Tuff Gong, fondés par Bob Marley à Kingston.
Discographie :
1996 : Mangercratie
1999 : Cours d'histoire
2000 : Le Caméléon
2002 : Françafrique
2004 : Coup de gueule
2007 : L'Africain
2010 : African Revolution
2014 : Dernier Appel
2015 : Racines
Récompenses :
2003 : Victoire de la musique Reggae/Ragga/World pour son album Françafrique

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