William Sheller

William Sheller©Abaca, Quinet Jean-Marc/Reporters

Son père, Jack Hand, lui fait découvrir le jazz. Contrebassiste à ses heures perdues, il fréquente le milieu des jazzmen américains expatriés à Paris et montera même l'un des premiers clubs de jazz de la capitale. Cette abondance de jazz procure l'effet inverse sur le petit William qui, au lieu de l'apprécier en fait une overdose, assimilant à cette musique toutes ces heures passées à écouter son père et ses amis sans bouger, ni dire mots.

La famille Hand pose ensuite ses bagages outre-Atlantique, aux Etats-Unis, avant de se réinstaller finalement en France, à Paris. C'est là qu'il découvre la musique classique, grâce à ses grands-parents travaillant tous deux dans le milieu artistique : son grand-père comme décorateur à l'Opéra de Paris et sa grand-mère comme ouvreuse au Théâtre des Champs-Elysées. Dès lors, l'adolescent clame à son entourage qu'il sera "un petit Beethoven, sinon rien".

Pour ce faire, il arrête ses études au collège pour se consacrer pleinement à la musique. Il rejoint les rangs d'Yves Margat, qui l'initie à la composition, et trouve son nom de scène en combinant les noms des écrivains Friedrich von Schiller et Percy Shelley : ce qui donnera William Sheller.

William Sheller, pourtant épris de musique classique, découvre sur le tard les Beatles et décide de s'orienter vers le rock'n roll. Il prête sa voix à Worst, un groupe de rock niçois avant de former un duo avec la chanteuse Luce, mais le succès n'est pas au rendez-vous.

Le chanteur décide alors de porter son ancienne casquette de compositeur et signe en 1968 le tube "My Year Is a Day" pour le groupe Les Irrésistibles. Suivront une musique de film pour "Erotissimo" de Gérard Pirès, une chanson pour Dalida ("Je me repose") et les arrangements de l'album "La ...
Louve" de Barbara, qui l'incitera à se remettre à la chanson.

En 1975, il reprend le micro et sort son premier album, "Rock'n' Dollars", sur lequel figurent ses premiers succès en tant que chanteur : "Rock'n'dollars", qui se moque des chanteurs utilisant des mots anglophones et "Photo-souvenirs", dans laquelle il utilise un vibrato similaire à celui de Véronique Sanson. L'album est vendu à 500 000 exemplaires faisant de William Sheller la nouvelle vedette du pop-rock français.

L'auteur grand public entre ensuite dans un période symphonique et orchestrale, se produisant notamment au Palais des Congrès en 1990, avec un orchestre symphonique de 70 musiciens. Son album "Univers" (1987) surfe sur cette mouvance musicale et se voit certifié disque d'or.

L'année 1991 marque l'apogée de sa carrière avec l'album "Sheller en Solitaire", qui contient notamment le tube "Un homme heureux", devenu un standard de la chanson française. Deux ans plus tard, William Sheller sort un album plus orienté rock ("Albion"), puis compose pour les autres jusqu'au début des années 2000.

Son retour discographique a lieu en 2000 avec "Les Machines absurdes". S'en suit "Epures" (2004), composé de mélodies dépouillées interprétées en solo, puis "Avatars" (2008), salué par la critique.

En 2015, "Stylus", son treizième album, fait encore mouche. Les Inrockuptibles décriront l'album comme un disque "à l'orfèvrerie fine et au dispositif méticuleux".

Discographie :


2015 : Stylus
2008 : Avatars
2004 : Épures
2000 : Les machines absurdes
1994 : Albion
1989 : Ailleurs
1987 : Univers
1984 : Simplement
1981 : J'suis pas bien
1980 : Nicolas
1977 : Symphoman
1976 : Dans un vieux rock'n'roll
1975 : Rock'n'dollars

Récompenses :

2016 : Victoire d'honneur pour ses 40 ans de carrière aux Victoires de la musique
1992 : Victoire de l'album pour Sheller en solitaire aux Victoires de la musique
1992 : Victoire de la chanson originale pour Un homme heureux aux Victoires de la musique

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